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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 18:39

 

 

 

Sargasses bis

Republié le 16 août 2017

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 13:16

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Havre murmure et s'endort

quand les grues taisent leurs causettes,

le vent se rue dans une cachette

sans que nul ne l'ait aperçu...

 

Un navire a franchi la passe

et réveillé toute la rade, 

sans feux, de pavois, de charade

ni de sirènes mal venues...

 

Du coup, dans tout le Port du Havre

tous les murmures se sont tus, 

et toutes les cloches des Eglises 

ont carillonné toute la nuit...

 

J'étais de garde cette nuit là,

mais dans ce tintamarre fou

je n'ai pas fermé mes paupières

et resté toute la nuit debout...

 

Et ce n'est qu'à ce moment là,

que je suis tombé de mon lit !

 

Je ne saurais parler de mes ballades sur le Pont

que je passais à récupérer 

après ce rêve que j'avais fait

Et cette inoubliable escale 

dans ce Port que j'aimais...

 

Que les "Havrais" dorment tranquilles,

plus de cloches, de sirènes,

ni de murmures dans la nuit...

Et je m'efface doucement 

sur la pointe des pieds

pour que je trouve sans tarder 

ce poème qui trotte dans ma tête...

 

La Mer me coule dans les veines, 

je la cherche au fond de mon coeur 

quand elle chante à mon oreille,

que dans mon âme elle pleure...

Ses océans je les respire

quand au matin j'ouvre un hublot,

ou qu'ils me disent leurs grands âges

je préfère ne pas les fâcher

avec "toute une éternité"

leurs vagues successives

se cassent dans les flots

répandant leurs échos

comme une voix dolente

qui déchire mon coeur...

 

Laissez-moi retrouver 

les orgues du bonheur

mes sentiments profonds,

et les mots qui tremblent encore

dans l'écume des heures,

et le pourpre du jour...

 

Dans les frissons de l'âme

se love ma tendresse,

une cargaison de joies

de bonheur et d'amour...

 

D'invisibles mirages

flirtent avec le vent,

le goût salé du large,

des abysses sans fond,

et tous ces sublimes instants... !

 

Les yeux toujours braqués

sur d'éternelles aurores,

de la "Porte océane", au Cap d' Antifer... 

 

 

                                 Joseph Amoros

                                                 Le 20 novembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 12:30

 

 

 

 images--1-.jpg

 

Houles suaires, palmes bleues,

 

Brumes, aurores boréales :

 

Je les espère dans tes yeux !

 

 

Ce soir, le port qui te ressemble.

 

La nostalgie des nostalgies.

 

Avec l'hier comme décor

 

Du jour qui n'arrive jamais...


 

Ta maison de poupées vivantes

 

Du temps d'aimer que l'on m'a pris

 

Au moyen- âge de ma vie!

 

Lorsque j'effeuillais des soleils

 

Priés à l'ombre de la mer,

 

Aux solitudes des falaises...

 

 

 

Cent fois j'ai attendu cette heure

 

Où je te prendrais dans mes bras.

 

Sur mes cargos de désespoir,

 

Mes passerelles d'amertume.

 

Mes caillebotis de regrets ;

 

Avec l'alcool des circonstances,

 

A l'enseigne du "Non Retour"

 

Ou "l'Ancre de miséricorde"...

 

 

Connu la nuit des humiliés

 

Aux ventres des filles faciles.

 

Et les étreintes sans mémoire

 

Des va-nu-pieds du matin gris...

 

 

 

Depuis longtemps je te connais

 

Comme la vague qui me porte.

 

Je suis fait pour être éperdu

 

Entre l'Atlantique et ton coeur.

 

Mais encor aujourd'hui,

 

Comme il y a vingt ans :

 

 


Tes yeux ont la semblance du jour qui va mourir !

 

 

 

 

                                                                                       Joseph AMOROS

 

                                                            Grand prix  de la ville de Saint- Etienne ( Caveau Stéphanois-) 1986

 

 

 

TRADUCTION ITALIENNE : Rolando MORA

 

Escale T

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 15:28

 

 

 

 

 

(Escale à Hambourg , Décembre 1949)

 

Je haïssais Hambourg par cette nuit d'orage,

Son déluge glacé sur mon brûlant visage

Et son Elbe givré de l'estuaire au port,

Ses brumes de Décembre, ses rafales du Nord,

Cette forêt de mâts à perte de rivages,

Ses grues démesurées perceuses de nuages,

Ses ruines, ses pavés, ses dômes, ses clochers

Et cet "Aussen Alster" qui semblait me narguer...

 

Je haïssais Hambourg, sans rime ni raison

Jusque dans ses faubourgs, jusque dans ses maisons

Varsovie... Rotterdam... Coventry... Oradour,

Ce pays sans pardon, ce peuple sans amour?

 

        Je haïssais Hambourg !

 

 

Et cependant en elle j'allais traîner mes pas,

Mes pas lourds de l'ennui, du néant de mes joies,

Mon amertume de bar en bar,

Ma solitude sur les trottoirs...

 

Devant " St- Michaël", son parvis, ses lumières

Et son doux carillon, invitaient aux prières

Quelques rares passants, de tardifs promeneurs...

Chaque toit allemand abritait des bonheurs.

Les fenêtres étaient closes, ah ! la chaude veillée

De mes Noëls d'antan, de mes jeunes années

Où comme en ces foyers, mon petit coeur d'enfant

Battait, battait très fort à ses jouets rêvant...

 

Je devinais, sapins aux bras lourds et chargés

De présents merveilleux si longtemps convoités...

Retrouvais à l'instant, de ma plus tendre enfance

Le poudroiement neigeux de mes nuits d'espérance...

 

"Weinachten ! Weinachten ! Hâte- toi dans mon coeur

D'étancher les blessures, d'apaiser les rancoeurs"...

 

Ce que j'aimais Hambourg par cette nuit d'orage,

Et ses larmes de pluie coulant sur mon visage,

La "Kaiser Willemstrasse" qui me tendait les bras,

Ses dômes, ses clochers, ses pavés sous mes pas...

 

Cet enfant mal vêtu, coiffé d'une casquette,

Au regard ébloui, fragile silhouette

Errant à l'infini, n'importe où, au hasard,

gavroche bis

Ballotée par la vie devant ce grand bazar

Où étaient exposées mille choses nouvelles :

Tambours, soldats de plomb, billes et caravelles...

 

Je m'approchais de lui, et murmurais tout bas

Quelques mots d'amitié qu'il ne comprenait pas.

Lui glissais quelques marks dans le creux de sa  main,

Tremblante de bonheur, et qu'il cachait en vain...

 

"Entre donc, mon petit, choisis ce qu'il te plaît,

Et va dire à maman, "c'est un noël français".

 

Je le vis s'éloigner poings serrés dans ses poches,

Peut-être un peu surpris, pauvre petit gavroche,

Les larmes de ses yeux scintillant aux néons

Comme des étoiles d'or au firmament profond...

 

Et moi, en sifflotant, souriant à la nuit,

Je m'égarais alors dans le grand " St.Pauli".

 

                                                        Joseph AMOROS

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 21:01
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Je connais à l'orée du port
Près des ruines du passé
Où jadis s'arrêta la mort
Un tout petit bar familier.
 
 
On l'appelait "Le Point du Jour"
J'y venais à chaque relâche
Quand mes pas blasés du long cours
 Effleuraient le "plancher des vaches".
 
 
 J'y entrais à chaque escale
On m'y recevait gentiment
Et j'aimais ces mains amicales
Qui se tendaient spontanément.
 
 Les dockers, clients attitrés
 Sifflaient le gros rouge et la menthe,
Et marins français, étrangers
Pratiquaient la cordiale entente.
 
Dans la fumée des cigarettes
C'est à peine si l'on pouvait voir
 La fille aux jolis yeux noisette
Qui servait les gens au comptoir.
 
On y riait, chantait, rêvait,
Buvait jusqu'à brouiller nos têtes,
D'autres, fidèles, écrivaient
A quelques  anciennes amourettes.
 
Ce  gentil cercle de famille
Me plaisait plus qu'autres endroits,
 Endroits où pullulaient des filles
Compatissantes à nos émois...
 
Mais  un soir j'ai voulu troquer
Mon  décor de mélancolie
Et mes pas sont allés chercher
Une galante compagnie.
 
    Week-end-saveurs-et-plaisirs-a-Dunkerque bon plan carrousel 
 
Je connus alors le bonheur
Celui qui finit à l'aurore
C'est pourquoi j'ai mal à mon coeur
Et que mon âme s'évapore.
 
Là sur mon cargo qui s'enfuit
Je me prends dès lors à pleurer
L'ivresse d'une seule nuit
Et mon rêve qui s'est fané.
 
Jean Bart, Rosendaal, Coudekerque,
 Frites et Joyeux Carnaval
Vieux  murs lézardés de Dunkerque
Oh ! Combien loin de vous j'ai mal !
 
           
                                              Joseph AMOROS (Oran-Algérie)
 
 Poème dédicacé  à M. Wilfried BEAULIEU   
 
* Carnaval de Dunkerque
 
                   
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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 20:27

 

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Je haïssais Hambourg par cette nuit d'orage,

Gouttelettes de pluie inondant mon visage,

Tout le chagrin du ciel semblait tomber sur moi,

Et, comme dans d'autres escales, j'allais traîner mes pas,

"St Michaël" m'apparut. Son clocher, ses lumières

Et son doux carillon invitaient aux prières :

 


Noël, Weinachten, c'était jour du Seigneur.

Quelques toits allemands abritaient des bonheurs,

Les fenêtres étaient closes, ah ! La chaude veillée !

 

 

Et moi j'allais pensant aux lointaines années

Où, comme en ces foyers, mon jeune coeur d'enfant

Battait, battait bien fort

à des jouets rêvant...

 

 

Je devinais : sapins aux bras lourds et chargés,

Des bambins endormis, d'autres encore éveillés.

Et comme j'aurais aimé revenir à leur âge !

Oublier à jamais ces Noëls de voyages.

 

 

 

Des heures étaient passées, heures longues et lasses

Lorsque j'allais quitter la Kaiser- Willemstrasse.

Un enfant mal vêtu attira mon regard,

 

 

 

enfant

 

 

 

Oh ! Comme il était triste devant  ce grand bazar,

Où étaient exposées  mille choses nouvelles.

Noël des pauvres gens ! Que la vie est cruelle !...

 

 

 

M'approchant je lui dis : " Que veux- tu petit gars?"

Oh !  Je sais, ne dis rien, je ne comprendrais pas.

Tiens, voilà quelques marks, et prends ce qu'il te plaît

Et va dire à maman: " C'est un Noël français".

 

 

Je l'ai vu s'éloigner, poings serrés dans ses poches,

Peut-être un peu surpris, pauvre petit gavroche,

Et moi, en sifflotant, souriant à la nuit,

Je me suis égaré dans le grand St- Pauli.

 

 

                                                       Joseph AMOROS

                                           ( s/s Cap Hadid Hambourg 24 décembre 1949)

 

 

 

    Voir aussi " Noël  à Hambourg" dans VOYAGES

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 03:06

 

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Je sais, je sais à Napoli

Un petit coin de paradis,

Une ruelle pavoisée

De linge et de paniers d'osier...

 

L'air sent bon le poisson, l'orange,

Et l'envie me prend, me démange

De laisser mon coeur endormi

Rêver d'amour toute la nuit.

 

 

Je sais, je sais face à la rade,

Bercés par une sérénade

Des couples, les yeux dans les yeux,

Echangeant des regards heureux

En écoutant les mandolines

Egréner leurs notes chagrines

A la nuit piquée de clous d'or

Qui  se mêlent aux fanaux du port,

 

 

Je sais, je sais, près de la grève

Une symphonie qui s'achève

Alors que mes pas nonchalants

Vers mon cargo s'en vont pesants,

Loin de l'infernale complainte

Qui chante mes passions éteintes,

Mais je vais quitter Napoli

J'ai mal et mon âme est meurtrie...

 

 

Joseph AMOROS ( TS "Eagle" Naples 1945)

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 21:11

 

 

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  Brooklyn Bridge

 

 

 

Un soir sur le pont de Brooklyn                        Le jour se levait sur Brooklyn

 

Il y avait, il y avait,                                              J'avais rêvé, j'avais rêvé,

 

Un joli petit brin de fille                                     Il n'y avait pas de jolie fille

 

Qui s'promenait, se promenait...                      Qui souriait, qui souriait...

 

Et là sur le pont de Brooklyn,                           J'ai peut-être bu trop de Gin

 

Moi qui rêvais, moi qui rêvais,                          ça fait rêver, ça fait rêver

 

J'ai vu ce beau regard de fille                           J'ai quitté le pont de Brooklyn

 

Me pénétrer, me pénétrer...                        Plein de regrets, plein de regrets...

 

 

 

Mais j'avais si mal à la tête                                Si belle était ma rêverie

 

Que Manhattan m'intimidait,                              L'East River avait à mes pieds

 

Mon coeur n'était pas à la fête                          Une couleur bien plus jolie

 

J'avais trop bu, je titubais...                         Sous le beau soleil new-yorkais...

 

 

 

Un soir sur le pont de Brooklyn                       Un soir sur le pont de Brooklyn

 

Il y avait, il y avait,                                             Il y avait, il y avait,

 

Un joli petit brin de fille                                     Un joli petit brin de fille

 

qui souriait, qui souriait...                                 Que je ne peux pas oublier...

 

 

 

 

 

Couplet

 

 

 

Les gratte-ciel illuminés

 

Comme une profusion d'étoiles

 

Dansaient une ronde infernale

 

Dans ses yeux qui me regardaient...

 

Il y avait, il y avait,

 

Un feu de joie dans ses prunelles

 

Parce- que la nuit était belle

 

Nos coeurs se sont mis à chanter...

 

 

 

 

                                                                                                                        ( Paris, le 16 mai 1963)

 

Paroles de Joseph  AMOROS                                                                  Musique de Guy ORS

               

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 13:55

 

 

 

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 16:05

 

 

 

 

 

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