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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 17:23

 

 

 

 

 

MERS-EL-KEBIR

(3 et 6 JUILLET 1940 )

 

 

Le sort de la flotte française était le centre d'intérêt de la flotte britannique

qui désirait que toute la flotte française rallie l'Angleterre

pour ne pas être prisonnière de la rade de Mers-el-Kébir.

 

Victor Alexander, donne sa parole d'honneur,

que la flotte française ne tombera pas.

 

Même assurance pour l'Amiral Gensoul,

Commandant du Raid, qui reçoit un commandant

de « l'Arc Royal » portant que cinq alternatives :

 

  • Rejoindre un port anglais,
  • Gagner les Etats-Unis,
  • Mettre le cap sur les Antilles
  • Se saborder

 

A 16 H 59, la flotte britannique ouvre le feu

sur les navires,

les obus sont nombreux et visibles du Port d'Oran...

Ce fut un véritable guêpier !

 

Des cinq cuirassés, Le « Dunkerque » échoue sur le quai de pêche du village

Le « Provence », s'échoue face à Sainte Clotilde,

Le « Strasbourg » largue les amarres et sort du port pendant la bataille,

en tentant de rallier Toulon.

Le contre torpilleur « Mogador », l'arrière en feu,

est arrosé de lances à incendie,

Quant à « La Bretagne », sa coque se retourne,

et les marins restent prisonniers de leur navire.

 

Plus de 1 300 marins de la Force du Raid sont portés disparus...

 

 

J'avais alors 12 ans, lorsque j'ai assisté avec toute ma famille,

à cette bataille navale...

 

 

Joseph AMOROS

30 Juillet 2017

 

 

 

 

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 16:18

 

 

 

 

 

 

 

Chaque jour que je passe

je me trouve avec toi

la patrie de mon père

et ma famille aussi ...

 

Mais dans l'effroi de mon réveil

de rêves aux mouvantes ténèbres

j'écoute chanter ma fontaine

Quant à l'église, elle est fermée...

 

Et je me hâte de me lever.

 

Quel jour sommes-nous ?

D'où venons- nous ?

 

Qui dort aux sources de mon âme,

sinon sur cette terre de sang

"le village d'or" de ma bien-aimée Algérie... ?

 

Pourtant j'entends des cornemuses

dans ce village où je suis né...

Mais personne ne parle de ce rivage

et de ce fameux âge d'or...

 

Des oiseaux aux cris perdus 

cherchent en vain mon beau jardin

mais un immeuble a pris sa place,

et cette terre de grâce n'est plus ...

 

Sous tous les pas que je ferai

je n'oublierai son aventure

de soleil, de mer et de pluie...

Ses rêves hantent mes souvenirs

qui s'attachent à moi 

dans l'extase de mes nuits ...

 

 

                Joseph AMOROS

               26 mai 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 18:04

 

 

 

 

Les années sombres ont passé

Vivre et mourir sur cette terre,

Dans la ronde des quatre saisons

Qui se détachent et nous oppressent...

 

Et quand le temps s'écoule

Dans la quête des jours

Aux parapets de nos angoisses

La nuit se tait sous les étoiles ...

 

Pour cueillir la source du rêve,

A la solitude des hiers ,

Mais la mer exige mon coeur,

Mes rêveries solitaires

Dans la sérénité somptueuse de l'esprit ...

 

Ce qui souvent me touche :

Ma joie de vivre, ma faim d'amour

Et mon coeur qui s'ouvre aux braises

De mes oublis...

 

Tous mes désirs s'offrent au  Monde

Dans mes larmes d'éternité..

 

Le souffle mouvant du hasard,

Et les secrets de mes mirages ...

 

"Le Sud", ce pays où je suis né,

Où j'ai vécu toute mon enfance,

Cette Algérie au soleil fraternel

Et qui se fond dans ma mémoire...

 

Dans le lointain résonnent

Les voix anciennes 

qui nous rappellent le passé

Et ses clameurs à oublier

Tandis que la mer nous entraîne

Sous l'orage de l'océan...

 

Une lumière couleur de temps

Un ciel d'ombres et de silences...

 

Tes yeux dans mes yeux,

Je me souviens de tout :

Quand sous les pins de mon village,

Et la mosquée où vont prier les habitants,

Je pleure sous les murs perdus

de notre église d'autrefois

Et les dimanches douloureux

Où grandissait notre chagrin ...

 

Je revois tous mes compagnons :

Larbi, Kader, Mohamed

Que je porte encore dans mon coeur ...

 

Notre enfance vécue est un fantôme errant...

Et je ferme les yeux

Sur tous mes souvenirs

Blottis au fond de la mémoire

Du crépuscule qui va mourir ...

 

 

                    Joseph AMOROS

                6 mai 2017

 

 

 

 

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 14:23

 

 

 

 

 

 

Patrie

 

Mon ombre étrangère,

Mon grand amour réconcilié,

Laisse à l'oubli

Le temps qui passe,

Mon coeur aux mousses de l'été...

 

Avec un ciel tendre dedans,

A me donner la mer promise,

Avec ses ressacs de misère,

Un long désir inapaisé...

 

Depuis plus de cinquante cinq ans,

Je te rejoins à pas comptés

A contresens de ma mémoire...

 

Me reste au gel de mes saisons

Qu'un dernier soleil de juillet

Sur le sillage d'un navire

Où va l'écume de regret,

Et ne vois plus du soir

Tomber l'or des étoiles,

Sur le rivage lointain

De mon exil amer,

Mes horizons de pins

Et mes sentiers de chèvres...

 

Depuis un demi siècle

J'ai pleuré ce pays

Ceint de pourpre et d'azur...

 

Pas une âme ne m'a dit :

" Reviens me saluer!"

Oublieuse pitié

De toute ma mémoire...

 

Mon coeur flotte à mon front attristé

Sous la douceur du crépuscule

Couleurs de rouges horizons,

Et le poids du monde s'en va...

 

Les feux vacillent dans la nuit

Qui me rappellent mon enfance,

Je reconnais toutes les marches

Qui me menaient à ma maison

Presque à tâtons dans le silence...

 

 

 

Ma tête est un ilôt

Qui ne sait où aller,

Et s'accroche au réel...

 

Je sens le passé immobile

Presque sur le bord de ma vie,

Et l'image de mon village

clôt mes rêves enfouis...

 

Solitaire est mon pays

Quand j'ouvre les yeux dans mon lit...

 

                              Joseph AMOROS

                         1er mars 2017

 

Mers-El-Kébir

Algérie

1961-2017

 

 

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 16:16

 

 

 

Mon dernier rivage

 

Terre, ma terre bien-aimée,

Dis-moi, qu'as-tu fait du soleil,

Des frissons que je t'ai laissés

Dans mon amour de déraison ?

 

Ma terre, aujourd'hui étrangère à mes yeux,

Mais pas à mon âme,

Et qui ressemble à ma douleur...

 

Laisse- moi embrasser ton ciel

Et la terre où mes coeurs reposent,

Isolés aux pieds des cyprès

Où des oiseaux chantent encore...

 

Je garderai les yeux fermés,

Et je prendrai la route à pieds

Pour m'arrêter à la fontaine

Qui coule et n'a jamais vieilli...

 

Profond miroir de mon enfance !

Près de mon oncle porteur d'eau...

Toutes ces rues inoubliées

Silencieuses et immortelles

Qui portent la trace de mes pas...

 

Tous ces pins qui n'ont pas changé

Sur la colline du Santon

Où mon père s'en allait chercher

L'arbre de Noël chaque année...

 

Et cette école des garçons

Qu'il me semble encore retrouver,

Oui, mais aussi celles des filles

Sur lesquelles nous jetions des pierres,

Qui me valurent un bonnet d'âne,

Sous la cloche où l'on m'a coiffé,

A l'heure de la récréation !

 

La nuit tombait, j'avais rêvé

Dans mon sommeil léger d'extase

Sous un ciel ouvert à l'aurore,

De silence, d'espérance et de vie :

 

Celui de mon dernier rivage...

 

 

 

Joseph Amoros

25.09.2016

 

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 12:46

 

 

 

 

Il ne m'appartient plus

Mais il vit dans mes nuits,

Habite tous mes rêves,

Et pas un seul souffle de vent

Pour oublier le temps qui passe ...

 

Qu'importe si mes nuits sont blanches,

Si les regrets de mon enfance

Vivent dans tous mes lendemains ...

 

Ma terre ne se souvient plus

de mes hiers d'automnes tristes

Ni de mes longs appels sans voix

Aux portes de silence,

Et pas un sirocco

Pour bercer mon absence,

Ni l'or d'un ciel d'été

Qui me ferme les yeux ...

 

Des manèges secrets

Me poussent dans les ombres,

Le vent souffle sur ma jeunesse...

 

Mais pas une seule fée

Ne me tendra les bras

Dans les heures qui passent

A l'horloge du Temps ...

 

J'entends venir la brise

A la lumière du jour

Et mon coeur magicien

Appelle le soleil

loin d'une plage de sable fin

Où je chante, éperdu,

L'infini de la Mer ...

 

Dans la ronde de ma mémoire,

Je n'ai que de bons souvenirs,

Les cris d'une récréation,

Mes livres, mes cahiers,

Les billes, les ardoises,

L'éternelle candeur

De mes jeunes années,

Mes rêves en- allés que caresse

Mon âme...

 

Je ne sais lune bleue

Que celle qui m'éclaire

sur les berges perdues

De ma terre natale,

Les arbres et les fleurs

Du jardin de mon Père

S'accrochent au passé

Qui s'éloigne de moi ...

 

ORAN l'Andalouse,

Mers- El-Kébir le grand port ...

 

J'entends la mer qui vient

Lécher son vert rivage,

Mon pays d'où je viens

Que je ne verrai plus ...

 

Quitte à jamais mes bras,

Et  laisse- moi dormir

Au clair de mes étoiles ...

 

                             

                              Joseph AMOROS

                                 17 septembre 2015

 

 

 

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 13:13

 

 

 

J'aurais aimé voler avec les cerfs-volants

Les plumes dans le vent,

Une soucoupe volante

Et survoler toute la terre

Et le village où je suis né,

Qui n'est plus ce qu'il a été...

 

J'aurais aimé, j'aurais aimé

Atterrir devant ma maison,

Sur ma terrasse et dans ma rue,

M'attarder dans mes souvenirs

Heureux de toute mon enfance,

Et aussi mon adolescence...

 

Serrer sur mon coeur mes parents,

Et aussi toute ma famille !

 

Retrouver mon âme d'enfant,

De tous les êtres qui m'étaient chers,

De ce chat dont j'étais complice

Et qui nous volait des saucisses

Prêtes pour le déjeuner,

 

Les farces dont j'étais coupable

Lorsque nous étions tous à table,

Tante, grand- mère à nos côtés

Qui se signaient d'entendre une cloche

carillonnant dans le jardin,

Solidement attachée,

Sur une branche du figuier

Par une ficelle que je tenais...

 

Mais aujourd'hui

Les larmes de l'oubli

Arrosent notre jardin

Sous un ciel de silence...

 

Les roses de mon père

Ont quitté leur verdure

Parfumée des hiers

En allés dans le temps

Où dansent nos images

Aux clartés d'Eternité...

 

Mille oiseaux m'appellent

Mais je reste encor là

A prier longuement

Avant de repartir

A l'ombre des cyprés

Où dorment nos parents

Du céleste sommeil ...

 

                          Joseph AMOROS

                3 mai 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 13:18

Mers-Ele-Kebir2.png

 

 

Vrai qu'il n'y a plus rien qui chante le passé

Sur ma terre d'amour, ma patrie bien aimée,

Que mon coeur au soleil a frisson de banquise !

En parcourant ses rues, sombres, désertes et grises,

Que mon village meurt un peu plus chaque jour

Sous un ciel délavé du vol noir des vautours...

 

Vrai qu'il ne reste rien de ma terre d'amour?

 

Que notre port est vide comme une mer sans voiles,

Qu'il ne reflète plus que de pâles étoiles,

Qu'en ses rives de vie tout suffoque la mort,

La Joconde, Saint- Michel, Saint- André, le Vieux- Port...

 

Vrai qu'il ne reste rien de ma terre d'alors?

 

Que sont-ils devenus les feux de nos Saint- Jean,

Aux guéridons des bars, nos rires et nos chants,

Et nos dimanches clairs au parfum d'anisette ?

 

Vrai qu'il ne reste rien des éclats de nos fêtes ?

 

Est- il vrai que jamais nous ne le verrons plus

Cet Eden envolé, balayé, disparu

Où j'ai eu le bonheur de respirer, de vivre... ?

 

Qu'il ne reste rien qu'un adieu dans un livre !

 

Que l'église est fermée, qu'elle offre ses blessures

Aux yeux du souvenir, au vent de l'aventure,

Et qu'on repart le coeur dans une barque de sel...

 

Est -il vrai, mon ami, qu'il est mort mon soleil?

 

Alors je fermerai mon beau livre d'images

Sur mon dernier regard, sur mon dernier sillage

En accrochant encor mes rêves falsifiés

Sur l'ennui de mes pas où mon coeur s'est brisé...


 

Si tu quittes à jamais le ciel de ton enfance,

Ne te retourne pas !

Même si mille épines se plantent dans ton âme ...

 

 

Joseph AMOROS

                                       17 octobre 2014

              

 

 


 

 

 


 

 


 

 


 

 



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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:15

 

 

 

Mers-El-Kébir

Adieu Mers-El-Kébir...

 


Je te porte en mon âme

Comme le flot qui se lamente,

Ma Patrie qui s'en va

Sur le sable du Temps...

 

Les reverrais- je un jour

Les rues de mon village,

Et ce carré de terre

Où dorment mes parents?

 

On s'est quittés un jour

Les yeux remplis de larmes

L'espoir au fond des yeux

Et l'enfer dans le coeur,

Comme un oiseau blessé

Qu'on arrache à son nid...

 

S'est effacé le temps

Des jours, des mois, des ans

Sur de pâles clichés

Qui hantent la mémoire

D'une vie qui s'enfuit

Aux rythmes des saisons...

 

Les reverrais- je un jour

Les rues de ce village

Aux âmes centenaires

Où  les voix se sont tues...

J'ai toujours rêvé des soleils

Et du sourire bleu

de ce pays perdu

Que je ne verrai plus...

 

Je reviendrai pour vous

Ce soir, amis d'hier

Et d'aujourd'hui,

Vers cette terre inoubliée

Qui dort dans notre  souvenir.

 

                                   

                                   Joseph AMOROS

                          6 août 2014

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 13:50

 

 

 

 it029.jpg

 

 

Redis- moi, compagnon, l'immuable village

Où dansaient les soleils de nos défunts étés ;

Son clocher, son vieux port, que ton coeur se soulage...

 

Parle- moi de ces murs tant de fois regrettés

Au givre de l'exil sous un ciel sans tendresse,

Témoins de tant d'amour, de bonheurs emportés...

 

Mais ne te laisse pas gagner par la tristesse

Que je lis dans tes yeux et décèle dans ta voix,

Nous y retournerons, je t'en fais la promesse !

 

Aussi vrai que je marche sur nos chemins de croix,

Regard tourné plein- Sud, vers ce coin d'Outre- France

Où nous vîmes le jour, qui nous attend ... je crois.

 

"On dit que l'exilé se repaît d'espérance" (1)

 

 

                                   Joseph AMOROS

                                                               (Poème oublié écrit en 1963)   

(1) ESCHYLE            

 

 

Salut fraternel  à tous les Kébiriens

 


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14 novembre 2011

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