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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 15:52

 

 

Toutes les maisons ont une mémoire...

D'amours et de secrets, d'ombres et de lumières aux rêves inachevés...

Et ce temps vit à jamais dans notre coeur,

Les souffrances, les larmes, courage, soumissions et le pardon dans nos prières...

Les silences, les cris...

Les maisons gardent les mémoires 

qui dans les rumeurs de la vie trouvent le soleil dans notre âme...

 

 

        Lorsque  je n'avais que six ans au plus mal d'une pneumonie, notre docteur habituel avait diagnostiqué une typhoïde ! De sorte que j'avais droit chaque jour à être plongé dans une baignoire !...

Et l'on crut ma fin toute proche...

Je murmurais dans mes délires que la maison était détruite et qu'elle brûlait entièrement !

Quelques jours plus tard, mon père, qui était pêcheur, tombait malade d'une pneumonie. Nous avons alors sollicité un nouveau médecin très connu à Oran, dont le cabinet se trouvait près de la Base Navale de Mers- El- Kébir où nous habitions. Ce docteur  nous assura qu'il viendrait me soigner chaque jour pour essayer de me sauver et me conseilla de ne plus prendre de douches.

Il soigna également mon père, et devant le désespoir de  Maman, il refusa de percevoir le montant de ses honoraires.

Quinze jours plus tard nous étions guéris mon père et moi !

 

Ce n'est que huit ans après, lors du débarquement des troupes américaines en Afrique du Nord, que mon cauchemar s'est réalisé ! Deux obus tirés par la Navy qui croisait au large en 1942 sont tombés sur notre maison et celle de notre voisin; C'était écrit !

Elle fut reconstruite dix ans après et nous y avons vécu heureux de longues années, dans cette Algérie que nous aimions depuis notre enfance et jusqu'en 1961, temps de l'exode des français d'Algérie pour la France, après avoir tout abandonné, tout perdu...

 

Ces temsp amers resteront à jamais dans notre mémoire, et dans notre coeur...

 

Dans le miroir du temps aux lumières nouvelles...

J'écoute en silence les vagues de la mer...

Sous les lanternes des étoiles

A l'heure où soupire le vent,

Les yeux encor remplis de toutes mes errances,

Sans toujours éviter les griffes du hasard...

 

Sinon grimper là-haut sur un mât de misaine

Pour rechercher au loin l'ombre du souvenir...

             

                                                                                         Joseph AMOROS

                                                                                         29 décembre 2015

 

 

                                                                                                 

 

 

 

 

 

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 17:54

 

 

A-coeur-d-enfance-et-de-tendressebis.jpg

1er Prix Georges DARMONT de Poésie Classique- 1983- (Montigny  le Tilleul - Belgique)

 

 


 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 09:31

 

Capitaine-a-l-epee-de-boisBIS.jpg

Joseph AMOROS

1er prix de Poésie Libre "Visage de notre Pilat" 1986 ( Prix Hélène Rivière)

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 10:57

Photos-6-enfance-2.jpg

 

Je n'ai pas su,

Ebloui par le soleil de mon enfance,

Croquer à pleines dents les choses de la vie...

Savourer pleinement ce bonheur,

Présent, palpable même...

 

Je n'ai pas su,

Sur les sentiers dorés de mes jeunes années,

Cueillir à pleines mains ces bouquets de tendresses

Qui poussaient à l'envi

Alors que je faisais des rêves d'océan

Sur de frêles esquifs aux voiles dérisoires...

 

Je n'ai pas su

Accrocher à mon coeur ces Noëls quotidiens...

Et, lorsqu'inconscient de ma propre ignorance

J'ouvrais enfin les yeux...

Je venais d'être un homme!

 

Sur les sentiers mouillés aux tristes certitudes,

Je mesure aujourd'hui mon long cheminement,

Aux multiples détours, aux éternelles errances,

Et ne sais pas encore en arrivant au port

Etre ce que je suis!

Peut-être l'homme-enfant

Qui se laisse berner par d'étranges machines

Dans ce monde inhumain où chacun fait sa loi,

Et qui cherche à tâtons, dans un désert immense,

La main de sa maman...

 

Joseph AMOROS

(Revue VERTET-Octobre 1981- Montréal (QUEBEC)

1er Prix de Poésie Libre du Caveau Stéphanois 1978

Photos-6-enfance-3.jpgPhotos-6-enfance-4.jpg

 

 Photos-17.12--2--bis.jpg

Karouba ( Mostaganem) avec Odette ma soeur, cousines et voisines  ( 1934)

 

 


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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 09:22

 

enfant-qui-court-1.jpg

La plage des fous*…

 

Ne retourne jamais

Sur la plage des fous,

Tourne le dos à ton enfance !

Pas un crabe aujourd’hui

Ne te reconnaîtrait

Ni même les galets

Que tu faisais courir

Sur la vague mourante…

 

Ne retourne jamais sur la plage des fous !

 

Le phare s’est éteint,

Celui du bout du monde

Qui n’a plus ses fenêtres bleues,

Ni la mémoire des mâtures ;

Le cri du goéland

A déserté la rade,

Et les dauphins d’argent

Le ballet des étraves…

 

Ne retourne jamais sur la plage des fous …

 

D’où tu voyais partir

Tes hautes cathédrales

Aux vergues de soleil,

Pour d’autres ports d’éternité,

D’autres rivages de lumière…

 

Sur le petit sentier

Qui menait à la crique,

Les roseaux d’autrefois

Ont les frissons de ton adolescence,

Mais se taisent sur ton passage…

Et tes pas hésitants

Ne laissent plus de trace

Sur le sable mouillé…

 

Il est bien loin le temps

Des barbes à papa,

Et des fêtes foraines

Et des lanternes vénitiennes…

Mais, dis- moi qu’as- tu fait

De toutes ces nuits dans tes mains ?

De tous ces jours pleins de musique ?

Dans l’aube-soie du souvenir,

Un petit garçon court

Sur la plage des fous,

Qui te ressemble comme un frère

Avec des bleus plein les genoux

Jamais il ne s’arrêtera !

Il saute et court sur les rochers

Couleurs de lune et d’arc-en-ciel,

Et tes cris, tes appels

Ne peuvent pas l’atteindre…

 

Il compte les galets

Qui lapident ton cœur

Dans l’écume et le sel

De ta patrie perdue…

Il compte les baisers

Qui tombent des étoiles,

Et ces « Je t’aime » au vent semés

Sur le sillage des regrets…

 

 

TU REVIENDRAS TOUJOURS

SUR LA PLAGE DES FOUS…

ROUVRE LA PORTE A TON ENFANCE !

 


 

Joseph AMOROS

Novembre 2011

(* Les "fous de Bassan" : oiseaux de mer palmipèdes)

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(Mes arrières- petits enfants de La Réunion)


Film*

 

 

 

 

 

 

  

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  • : Le blog de Joseph Amoros
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               La plage des Fous  (film)

 

               Poème lu par mon arrière-petit-fils

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                   Conte de Noël de Nicole et Nicolas
 
     

Date de création

14 novembre 2011

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