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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 17:03

 

 

 

KOPORYE 

 

 

A l'équipage du « KOPORYE »

oublié dans le port de St  Nazaire

 

 

Oublieuse Patrie, ombreuse solitude !

Mon cœur s'enlise à St Nazaire,

mon âme vole à Pétersbourg.

Je n'ai plus un sou, plus d'amour,

ni d'espoir sur cette galère...

Quand reverrai-je ma maison ?

 

Il pleut, il pleut à St Nazaire,

il pleut sans rime, ni raison...

 

Comme mes compagnons de bord :

Serguei, Andrei, Nikolaï,

Youri, Boris et Dimitri,

Mikaël, Yvan et bien d'autres,

à Lisbonne ou à Rotterdam,

je me sens perdu dans ce port,

loin de mes rives familières...

 

Se tendent et pleurent mes aussières,

qui me voudraient à Odessa,

pour y danser des nuits entières,

sur l'air des balalaïkas...

 

Triste est ce soir le réfectoire,

où l'on ne boit plus de vodka,

la passerelle dérisoire,

la barre que l'on ne prend pas...

 

Je regrette le vent

qui court sur la Baltique,

les mouettes jolies dans le plafond du ciel,

la musique engloutie de mes pages d'escales

le pourpre et le safran d'un coucher de soleil

en mer de Marmara...

 

De matins bleus en place rouge,

et de froid blanc en Moscova,

pas un souffle de vent ne bouge,

de ce quai, ma coque de noix...

 

Il pleut, il pleut à St Nazaire,

des larmes grosses comme ça !

 

Sur l'ardoise du jour : mes hublots de silence,

la photo de l'aimée que dévêt mon regard,

les papillons du rêve, le fabuleux voyage !

 

Mais demain nous allons jouer

du Tchekhov à notre manière,

pour la ville de St Nazaire,

qui nous a prise dans ses bras...

 

Venez nombreux nous applaudir,

nous saurons nous en souvenir,

quand nous larguerons nos aussières...

 

Il pleut, il pleut à St Nazaire,

et mon « Koporye » va mourir !

 

 

Joseph AMOROS

15 Août 2017

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 13:24

 

 

 

 

J'avais mon coeur comme guide

et un monde d'étoiles,

dans la nuit le silence

d'une âme fraternelle

au ruissellement de larmes

tourmentées...

 

Alors que tout un idéal

reflétait l'Infini...

 

Toutes ces idées confuses

nous échappent,

associées aux mystères du Monde...

 

Faudrait-il s'arrêter

dans l'espace à la grandeur

passive, pour y pousser des cris ?

 

Tout ce bonheur est là

comme mission promise,

si les roses sont belles

quand arrive le jour ...

 

Je reviens sur mes rêves :

ceux que me promettait la mer à l'infini,

les arrivées aux ports dans les villes

aux façades de verre :

New-York, Baltimore, San Francisco,

La tête de leurs buildings 

ivre de toucher le ciel...

 

Pour le reste, nous devons suivre,

dans la sérénité

les secrets de la vie,

de l'amour, des visites

sous l'ombrage du temps...

 

Ecarter le passé de notre attente,

notre certitude est de rester fidèle

à la lumière de notre mémoire...

 

Aux jours qui s'engloutissent

pour saisir le réel, préférer attacher

"coeur à flot" de l'instant,

les douceurs-amertumes

des filles dans les ports

où les marins sont moins pressés...

 

En ce qui nous concerne, nous guettons,

exigeants à force d'imprimer

dans le sable des plages,

un amour qui vacille, une ombre

qui nous attend...

 

Méditation de l'écriture,

mélange de réel et d'éclat

sur la soie délicate des mots

au rythme fascinant

que contemple l'Univers,

amoureux de la Mer !

 

 

                                          Joseph AMOROS

                                       14 août 2017

 

A un ami qui nous a quittés,

mon compagnon fraternel de bord :

André Carandante

marin sur le 

"S/S Caïd Kébir"

( 5 juillet 1952)

 

 

 

 

 

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 17:00

 

En souvenir du passage d'un cousin de ma mère

                                                         qui s'est battu pour une Espagne libre ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ancré dans la brise du jour,

Je veille toujours sur une terre de lumière

qui danse au coucher du soleil,

et la mer me semble muette ...

 

Alors que tout est simple,

et le ciel ne sait où je vais...

 

Que pouvait-on faire ?

Se cacher du soleil,

et rythmer tous mes pas?

 

Je ne crains pas les kilomètres

Fouler d'impossibles chemins

dans le bourbier qui vous délivre

quand souffle l'air de ce pays ...

 

La douleur ne fait pas de bruit

comme l'arbre bercé par le vent

et la souffrance est un mensonge...

 

Regarde le squelette que je suis,

et pas un roseau de misère...

 

Vivre juste et rester dans le Temps,

s'en aller, me laissant derrière...

Rien que la vie, la vérité ...

 

Né dans les vagues

d'un sang d'Espagne fraternel,

j'ai grandi dans la peur

avec ma compagne, la Terre

Mais je prie et crois en Dieu...

 

J'aime mon fils, et je n'ai rien...

Je n'ai rien à lui donner...

 

Nous étions des enfants

sous les bombardements,

la guerre et les temps difficiles,

dans les hivers gelés des années quarante ...

 

Le pain, l'huile, le tabac, tout était si cher !

Nous ne mangions que du pain noir...

 

Le monde semblait plus sombre...

Crier au peuple, et au Seigneur

mille fois dans un désert, et le silence...

 

Comment peut-on aimer et haïr à la fois?

 

Ne jamais oublier

les douleurs de la guerre,

ce triste et inoubliable souvenir...

 

J'aimerais ne plus parler de ma patrie

que j'ai aimée jusqu'à la haine,

celle qui nous empêche de vivre

et de s'aimer...

 

 De nombreux soldats sont tombés...

 

Mon Espagne orpheline,

mais le ciel sur leurs tombes

est toujours pur et bleu...

 

                                                  Joseph AMOROS

 

Aux soldats de la Liberté

tombés lors de la guerre d'Espagne

Juillet  1936-Avril 1939

 

 

 

 

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 15:50
Escale à Dunkerque

 

 

 

                  Il n'y a pas de coq sur nos navires et le réveil "paternel" du Bosco, on l'entendait jusqu'à Gibraltar !  Nous n'étions pas loin d'arriver à Dunkerque... Ce port que j'avais tant aimé ! ...  Le jour commençait à se lever sur la Manche où flottait une brume à couper au couteau...  Mon quart terminé, j'écoutais Mozart dans sa "9ème Symphonie" et Chopin qui le suivait de près avec sa "Tristesse" infinie qui se lovait toujours dans mon âme...

Peu à peu roulis, tangage, grincement des haubans et des drisses de mâts...

 

Demain nous serons à Dunkerque, et je dévorais encore des yeux les vagues de la mer à la portée des vents, du brouillard qui se lève et la neige qui n'est pas loin...

 

Laisse couler mes yeux

Grisés de souvenirs heureux

Du souffle de ma vie

Dans mes larmes de joie

Comme gouttes de pluie

Aux couleurs d'étincelles...

 

Demain est arrivé,

Et le port n'est pas loin.

On a franchi la passe...

Immuables sont les quais

Des navires amarrés

Près du vacarme de ces grues

Qui ne recherchent que le soir

Pendant leurs pauses

Pour guetter dans le ciel

D'invisibles étoiles...

 

Dans le crissement des cordages

On se prépare à accoster

Les yeux grands ouverts sur la ville,

La barre encore dans les mains,

Les ordres donnés au Pilote...

 

Dunkerque ! Dunkerque !

Te souviens- tu de moi

Et de mon ami Guy,

Mon compagnon de bord

Sur le "Saint Valéry"

Des années 1947-1948,

Et dont je sens encore la présence

Depuis son paradis?

 

Inoubliable café-bar

"Le Point du Jour"

Comme le temps passe !

 

Chaque jour a son horizon,

Tout près du ciel et de la mer

Et les chemins sont infinis

Sur sable mouillé

De nos mélancolies ...

 

Laissons passer les ombres

Qui s'ouvrent dans le ciel

Où il neige à pierre fendre...

Mes larmes tombent sur la ville

Aux pieds de Jean Bart

 

Alors que je claque des dents

Et qu'il neige toujours sur mon rêve...

 

Je ne sortirai pas ce soir !

Que Jean Bart me pardonne,

Mais je prierai aussi pour lui !

 

 

                                 Joseph AMOROS

                                        10 janvier 2015

A la mémoire de mon ami 

Guy KERGROHEN

de CROZON

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 14:52

Henry ABATTU et Robert GIRAUD, embarqués sur l'A.L.Q ( Association Littéraire du Québec, Montréal en même temps que moi.)

 

Arriverai-je un jour à ciseler mes vers

Comme Robert GIRAUD, ABATTU mon vieux frère,

Et reprendre à zéro mes sonnets de misère

Que d'aucuns enverraient au tréfonds des enfers...

 

Sur quelle "Ile déserte" ou céleste univers

Epuisent-ils leur âme à chercher la lumière,

Où trouvent- ils l'azur où mon coeur désespère

A jamais d' engloutir ses rimes à l'envers ...

 

"Lagon", "Erosion", "Stigmates", "Fête vieille",

"A l'école du vent", "Visa", quelle merveille

Evoquerai-je encor pour crier leur talent?

 

A ces deux compagnons ici je rends hommage,

Avec sincérité, et j'en fais le serment

Dussent-ils me semer au bout de leur sillage ...

 

Joseph AMOROS; A.L.Q

Lyon France

Ecrit en novembre 1980

 

* Ils m'ont quittés tous deux

Pour un ciel plus clément,

Mais je les garderai à jamais

Dans mon coeur.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 15:00

 

 

 

 

 

plaza_de_cibeles_madrid_spain.jpg

 

Vencer 1

 

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:31

 

 

 

soldatryan.jpg

 

 

 

 

 

LETTRE A MONSIEUR SPIELBERG

 

 

Lettre à Spielberg 1 bis

 

 

* Voir le poème envoyé : 

" Beaches of Normandy"

 

Version française "Plages Normandes"

 

 

 

 

REPONSE DE M.Kris KELLEY

 

Réponse de M.Spielberg 2 bis

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 17:25

 

 

A HUBERT PARIENTY

 

mon camarade d'enfance

tombé en Corée

 

 

 

 

 

                                            Avec quelle tendresse nous aimerions, vous et moi, retrouver

                    notre village. Sa petite place pavoisée un soir d'été, au milieu des flonflons d'un

                    14 juillet.

                     Sa route nationale sillonnée d'un bout à l'autre d'une foule sans cesse renouvelée...

 

 

                     Ce parfum d'anisette, de brochettes et de barbes à papa, sans oublier le marchand

                     ambulant de " créponné" et "d'agua limon"... Ces manèges près de la SOTAC... Ces

                     couples qui dansaient, jeunes  et vieux, aux accents de " La Cumparsita"...

                     Notre vieux ciné, cette salle obscure où nous allions nous évader  avec Tarzan,

                     et nous attendrir sur Shirley Temple...

 

                    Voilà donc le village que nous avons connu, aimé, qui sentait bon sur ses abords le pin et

                     la lavande, et le poisson séché sur son bas port. Nous y vivions, et nous y allions le dimanche

                     à la messe, forgions notre bonheur, comme si ce bonheur allait durer cent ans, toute une vie...

 

                     Sa nostalgie, au fil des ans, est devenue si lancinante en moi, que je voudrais encore et

                     toujours, le soir  venu, m'appuyer à ses fenêtres éclairées, car je sais que dans  le souvenir

                     vous aurez tous  oublié de  tirer les volets, et que vous m'attendez afin de réchauffer mon  

                     coeur  d'images lointaines, inoubliées.

 

                     Je voudrais aussi m'efforcer de penser sans trop de tristesse à tous ces amis qui m'ont quitté en

                     cours de route et dont je ne retrouve ici que la fragile silhouette de leur adolescence. Ceux qui

                     n'ont jamais vieilli, "angélisés" par le destin, sous d'autres cieux, loin de nos horizons familiers,

                     mais ont marqué leur passage sur cette terre d'un caillou blanc sur les sentiers de notre vie...

 

                    Hubert était de ceux- là...

 

                    Il était, je le crois, le meilleur de nous tous. Et le premier de notre classe. Cette petite classe

                    inondée de soleil que je revois encore à l'ombre du passé. Les clameurs chères à mon coeur de

                    cette cour de récréation au- dessus du marché, que j'entends encore. Et le timbre cristallin de

                    la petite cloche qui mettait un terme à nos jeux.

 

                    Chacun de nous, alors, ramassait billes et pignols, regagnait sa classe respective, évitant au

                    passage de la première, tout en haut de l'escalier, M.BENAROCHE, notre instituteur à

                    l'impressionnante stature mais au regard délavé de tant de douceur, qui lui, nous menait à

                    sa deuxième.

 

                    Assis côte à côte, Hubert et moi, nous reprenions nos cours.

                    Je crois bien que j'ai toujours eu de l'admiration pour lui. Il excellait dans toutes les disciplines :  

                    histoire,   géographie, sciences, mathématiques, surtout en dessin, servi qu'il était par 

                    une sensibilité  profonde et émouvante. Et, si quelquefois je planchais sur l'un de mes devoirs,

                    il n'hésitait jamais à me glisser ses résultats sur un petit papier.

 

                    J'aimais son regard clair, sa gentillesse, sa déconcertante franchise, le timbre enjoué de sa voix

                    lorsqu'il nous contait des histoires sans fin, qui se prolongeaient encore une heure sur le chemin

                    de sa maison.

 

                     Il aimait la vie, l'odeur des arbres et de la terre, le murmure du vent et le chant de la mer, les

                    contacts humains et la chaude poignée de nos mains amicales... C'est la dernière image que j'ai

                     gardé de lui.

 

 

                    Né à Saïgon, a-t-il voulu, devenu homme, rêver encore d'exotiques senteurs, goûter aux

                    embruns d'un océan natal sur ses lèvres salées, pour qu'il quitte notre village à la recherche

                    d'un lointain refuge chargé de magie....? Pour qu'il aille se battre et mourir sous le ciel tourmenté

                   d'un SEOUL étranger, sous un soleil de sang, loin de ses amis, loin de sa patrie...?

 

                    Pour qui ? Pourquoi? Le pain, l'amour, la liberté?

                    On ne saura jamais.

 

 

                   Je sais seulement qu'il était l'un de mes meilleurs copains, véritable et généreux. Un excellent et

                  dévoué camarade que nous avons perdu...

 

                      ... Parce- que ses yeux clairs étaient pleins de lumière...

 

 

                                                                                                                                        Joseph AMOROS

 

Photo un H.Parienty 2bis


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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 17:00
 
 
Hommage à Robert GIRAUD, directeur de la revue " Lettres et Arts Septimaniens" - Narbonne-  ( 1984)
 
Poète ami avec  lequel j'avais une correspondance suivie et qui  souvent m'a prodigué de bons conseils en matière de poésie classique et encouragé à poursuivre mes écrits.
 
 
.
 
  images3
 
 
 
SAC A TERRE
 
 
Ce soir, mille sabords ! Je mets le sac à terre

de ma barque sans port qui perd ses avirons,

Et le coeur chaviré, matelot solitaire,

Amène le pavois sans tambours ni clairons...
 
 
 
 
 
Robert nous a quittés pour de nouveaux rivages

Aux lagons de soleil _ lui qui  les aimait tant_

Mais il nous a laissé de merveilleux ouvrages

Dans le sillage d'or qu'il a fait en partant...
 
 
 
index lagon3
 
 
Moi, j'ai perdu l'ami, le Poète, le frère
 
Qui me prenait la main et savait dire : "Non ! "
 
Aux vers prétentieux de ma Muse adultère,
 
Libre comme marin, pirate de surnom !
 

 
Plume2.jpg 
 
 
 
 
"Vous avez dit : SONNET? Amateur de Sargasse,
 
Repartez à zéro, mais suivez- moi de près,
 
La consonne d'appui jamais ne vous tracasse ;
 
Diérèse, élision, vous le faites exprès? "
 
 
 
 
Si bien que maintenant qu'il n'est plus là, je pleure.
 
Mais je sais que du seuil de son éternité,
 
Il veille ses amis pour lesquels il demeure 
 
Symbole de courage et de fidélité.
 
 
 
 
                            Joseph AMOROS
 
( Poème paru sur le bulletin de décembre 1983 de Lettres et Arts Septimaniens)
 
 
Giraud bis
         Magnifique illustration de Jean-Marc MOUILLER
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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 23:13
 
    A M.Wilfrid Beaulieu et à son courageux "Travailleur"
     [ Journal en langue française-WORCESTER    (Mass.U.S.A) 
     Avec toute ma sympathie.
 
 
  dessin-final.jpg

 
 
Quelques pas dans la nuit
 
Sur un quai froid de glace
 
Une halte... un regard au brasier de la ville,
 
Un regard tendre et doux
 
Au rendez- vous du souvenir ...
 
 
Et puis, après la grand porte du port...
 
Le chemin qui menait à l'amour
 
Hier, jadis, autrefois
 
Que sais-je?
 
Mais qu'importe le temps?
 
Et ce parfum de retrouvailles !
 
Cette explosion de joie!
 
Dans cette rue,
 
Devant cet escalier
 
A la rampe familière
 
Si familière à ma main impatiente!
 
 
Et là, derrière cette porte:
 
TOI...
 
Toi, tour à tour
 
Surprise, tendre et révoltée
 
Et moi... non ! J'ai trop mal...
 
Quand cette bouche
 
  Tant de fois dévorée,
 
Cette bouche me dit:
 
"Monsieur?"
 
 
 
Si tu savais combien ces mots m'ont écrasé!
 
                                                                                 Ils étaient ... Tiens!
 
                                                               Plus lourds sur mes épaules lasses
 
                                                               Que le grand sac de nos souvenirs
 
                                                               Ce sac traîné d'escales en escales
 
                                                                            Dans le fleuve du temps
 
 
 
 
Quelques pas dans la nuit
 
Qui s'enfuient sous la pluie...
 
Une halte...
 
Un regard au brasier vacillant de la ville
 
Un regard noyé de douleur
 
Et c'est l'adieu du souvenir...
 
 
 
                                                                            Joseph AMOROS (Mers- El- Kébir 1955) 
 

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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