Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 19:28
Ocean View

 

 

 

OCEAN VIEW

(Retour dans le passé)

 

Une vive lumière inondait ma cabine,

un événement inattendu ?

C'était mon copain quittant son quart,

alors que je me levais avec l'envie de hurler !

De gros rouleaux battaient la coque

de notre navire au large,

dans l'immensité océane...

 

Un pâle soleil descendait sur l'horizon,

tandis que le temps semblait une éternité

et le ciel s'allumait d'étoiles infinies...

Je cherchais dans le vent

les haleines du jour

et dans le crépuscule

les adieux du soleil,

dans le fond de mes yeux

où cette attente bleue

d'une éternelle splendeur

de l'astre de lumière

disparaissait au couchant...

 

Nous étions en décembre 1947

à notre sortie de Dunkerque

où notre Liberty-Ship « Saint-Valéry »

avait été éperonné par un cargo

anglais près d'Ouessant

et réparé par les chantiers de France...

Après dix jours de mer,

direct sur Baltimore...

 

Des paquets de mer roulaient

sur le pont tandis que les matelots

s'agrippaient au bastingage...

 

« Barre à tribord toute ! »

criait le Pitaine d'une voix claire.

Rien par hasard ne m'était plus fascinant

que les voyages aux longs-cours,

les rêves, les plaisirs, les nostalgies

pour le bonheur de vivre...

 

Je rêvais, il fallait que je fasse attention à mon cap !

Une incroyable idée me passait par la tête...

Que ne suis-je un Ménestrel d'antan,

et s'il pouvait seulement me donner

quelques fragments de son passé...

Merveilleuse légende !

Je n'avais  pas le temps de rêver,

et le Pitaine était dans la chambre de cartes sur la passerelle...

Malheureuse inconscience !

J'étais dans les ténèbres....

très haut dans le firmament

où une flamme éternelle s'offrait à l'univers...

Je regagnais ma couchette

le cœur tout ébloui...

Dans l'inépuisable offrande, toujours

illimitée de la sagesse, et de l'humilité,

Il y avait ce plaisir de lire

Ces livres aux pages dorées

qui me troublaient dans mon sommeil...

 

Je me réveillais, le soleil brûlait mon hublot,

Et nous n'allions pas tarder à arriver

dans ce port de Baltimore

que je portais dans mon cœur...

Une bouleversante émotion

m'attachait à cette ville

que le temps ne pouvait effacer...

Le Chesapeake était en vue,

des centaines de « Liberty » étaient alignés,

destinés à de nombreuses nations après la guerre

et mon navire « Saint-Valéry »

était dans ce cas.

 

Nous étions en décembre 1947...

J'avais vingt ans !...

 

Aujourd'hui je pense à Mère Térésa

dans ses prières, en ce qui me concerne :

 

« La vie est un bonheur,

   mérite-le »

« La vie est un combat,

   accepte-le ».

 

                                                                                            Joseph AMOROS

                                                                                                   17 septembre 2016    

Résultat de recherche d'images pour "Mère Thérésa"

Sainte Mère Térésa

Canonisée récemment

par le Pape François                                                                           

à Rome

Repost 0
Published by Joseph Amoros
commenter cet article
10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 13:04

 

 

 

Malgré tous ces bateaux

Qui jamais ne reviennent

 

Je serai là

 

Comme brûlent dans mon coeur

Tous ces quais oubliés du Monde

Aux fabuleuses escales,

 

Je serai là

 

Comme on attend son amour

Sur une "Colline des Adieux"

Que je garderai dans mon âme

A l'ombre de la mer

Quand le crépuscule descend

Et que la lune se lève,

Un soleil rouge sous ses dents...

 

Je t'attendrai

 

Ivre de vent, de mer, de sable,

Grisé d'odeurs et de lumières,

Fou d'amour, de coeur et d'âme,

Fasciné à jamais par cette mer toujours recommencée,

Avec ses calmes, ses bourrasques,

Vagues folles et moulins d'ennuis

Comme une plaie d'amour

D'espoir et d'inquiétude...

 

Des rêves indéfinis

Succèdent à mes prières,

Où les paysages de mon enfance

Me plongent dans le Passé...

 

Le jour se lève, j'ouvre les yeux

Tandis que la mer se retire

Sur une plage de sable fin...

 

Des images rêvées reviennent de l'Exil,

Comme si nous partions

Pour une autre aventure...

Cette Patrie était la France

Et elle reste dans mon coeur,

Les souvenirs de mon pays natal

Se fondent dans mes rêves...

 

Je t'attendrai

 

Sous les lames du Temps

Où pleurent les rivages...

 

Reflets de mon amour

Aux légions de silences,

Prends- les dans les souffles du vent

Chassés sur mes chemins de poussière

Et ne regrette pas tes nuits

Quand tu regarderas le ciel...

 

Tout est lumière, mon Amour,

Présence, espérance et vie,

Loin de ces ombres oubliées...

 

Ouvre tes yeux sur mes étoiles

Lorsque fondra l'orage

Au lointain de mon coeur,

Mais nous ne sommes pas seuls au Monde,

Qu'il soit aux quatre points

Cardinaux de nous...

 

Quelles joies me guettent encore ... ?

 

 

 

                                 Joseph AMOROS

                                    10 septembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Joseph Amoros - dans AMOUR
commenter cet article
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 13:35

 

 

 

 

Dans les ténèbres de l'Atlantique

On sent comme un froid dans le dos...

Les lames éclatent sur l'écume,

Un phare s'allume dans la nuit...

 

Un cargo à trois quarts devant,

Les vagues dansent à l'infini,

On tangue et roule comme en enfer

De mille orgues sous la mer...

 

Mon coeur lavé de pluie

Attend son port d'attache

Sur l'ardoise du ciel

La nuit vient de tomber...

 

L'odeur du Havre n'est pas loin,

Et moi, je n'ai rien d'un veilleur

Quand le sommeil enfin me gagne

Dans le velours du soir

Piqué d'étoiles qui se cachent,

D'interminables cauchemars

Me rappelant l'exil

D'une nuit de "Mea Culpa"

Joignant les mains

Comme à la Messe,

Et qui me poursuivent toujours

Lorsque s'entrouvrent mes paupières...

 

Avant que le jour ne se lève

Je cherche d'où me vient le vent,

Qui court à la fuite du Temps

Dans la brume et sur nos sillages...

 

La mer se rue sur mon étrave

Et dans le silence des mots,

On crie sur le gaillard d'avant

Où la houle monte sur les ponts.

Et toutes les Fontaines du Ciel

Coulent sur nos ponts de soupirs :

(rien à voir avec Venise !)

Les miens et ceux des compagnons...

 

De cuisants souvenirs

Nous attendent demain...

La chance, le hasard, qu'importe !

Dans le silence de la nuit

Un ciel privé d'étoiles,

Le silence d'un murmure

Chargé d'amour et d'émotion,

Dans lequel nous avons vécu heureux 

Le bonheur de vivre...

 

En remontant les sources,

Mes vers culbutent sur des effusions

D'angoisses, d'espoirs et de plénitude...

 

Les reflets d'un amour sublime

Habitent les étoiles,

Mais restent à jamais ancrées

dans ma mémoire et dans mon coeur...

 

La mer est grosse,

Nous rejoignons nos couchettes

Avant d'assurer notre quart...

 

Contre vent et marées,

L'ouragan est passé

En approchant la Manche...

Le Havre nous attend.

Des grains violents de pluie

Tombant sur notre pont....

 

Et si vous me le demandiez,

Non ! Je n'ai jamais rencontré

Le "Hollandais Volant"

Je vous assure !

 

La mer est lointaine pour moi,

Pour retrouver mes quarts

Je n'ai que mon balcon,

Ciel d'encre, peut-être,

Mais pas de cloche

Sinon celle de mon église.

 

Et la ville de Lyon à mes pieds !

 

   

                                   Joseph AMOROS

                        01/09/2016

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Joseph Amoros - dans TEMPS
commenter cet article
14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 14:50
Les confins de l'univers

 

 

 

Les confins de l'univers

 

Mon cœur et mon esprit s'égarent

mais une voix m'habite

dans le silence et dans l'effroi

d'impalpable et d'incertitude...

Mais restez à bord

de mes pensées :

 

Ce monde qui m'entoure

a-t-il besoin de moi ?

Quelle est sa réalité

sa cause, son existence,

ma céleste et Divine recherche ?

 

Les êtres de cette terre

ne sont pas éternels,

ils existent, on les voit

et leur langage ne nous trompe pas...

 

Dotés d'une connaissance,

d'une conscience, de mémoire,

ils espèrent une éternité,

mes rêves ou hallucinations

contrôlent mes pensées;

aussi vrai que la terre

tourne autour du soleil,

le ciel, la mer, les vagues,

mais aussi, la brise, la pluie,

le vent, d'où cette symphonie

inachevée...

 

Mes cauchemars parfois

envahissent mes nuits

alors qu'à mon réveil

tous les reflets du ciel

se trouvent dans mes yeux...

 

Délaissons les instants

oubliés dans le temps :

Le présent, le passé

chauds de souvenirs et d'espoirs

qui reviennent dans ces demains

qui chantent

L'ombre du crépuscule

adoucit ma douleur,

ce mélange de solitude

et d'irréelles et intimes

angoisses...

Dans un ciel d'émeraude,

un vol de goélands, fuyant

majestueux sur mes sillages d'or,

J'embrasserai la brise

et la lune si elle se levait,

de même que je laisserai

dans une tempête

voler mes poèmes à fleur

de peau...

Ces poèmes qu'engendrent

pour moi une mélancolie

et un romantisme inspiré...

 

Qu'est devenu le siècle des lumières,

le soleil brillera toujours,

je préfère vivre à mon époque

et penser au bonheur d'aimer :

joies, rêves, fantasmes

chargés d'émotions...

S'attacher en quelque sorte

à l'universelle condition de la vie

et colorier son existence

d'un vécu dans lequel

on se sent intégré...

Mais la nuit ne va pas tarder à tomber...

 

Dans une forêt de mots

se perdent les étoiles

à deux pas de mon cœur

Je n'entends plus la mer...

Suis-je dans les Sargasses ?

Dans les confins de l'univers

il est de fascinants rivages,

     Mais,

L'éclatante beauté

d'un port au crépuscule

auquel nous sommes attachés :

 

ROUEN, te souviens-tu de moi ?

 

 

                                             Joseph AMOROS

                                                     14 août 2016   

 

 

Repost 0
Published by Joseph Amoros - dans TEMPS
commenter cet article
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 08:45

 

 

 

 

 

Les volets clos de ma mémoire

N'ont plus aucun secret pour moi :

Comme un timbre collé sur une lettre,

Un iceberg devant ma porte,

Une fanfare à mon réveil...

 

Cherche, cherche le ciel

Où se plaît ton regard,

Même s'il y a des trous

Et qu'il neige aussi dans tes yeux...

 

Dessine- moi le monde

Et je le chercherai

Dans l'ombre de ta solitude,

Les cauchemars que je ferai...

 

Qu'attends- tu de tes jours,

Que fais- tu dans la nuit

Du Présent, du Passé, du Futur ?

 

Tous ces ciels bleus couleur d'automne

Qui reviennent dans nos pensées,

Ces heures lasses, monotones

De la poupe au gaillard d'avant,

A recomposer mon passé,

La "Fleur des mots" dans mes poèmes...

 

Mon coeur est une longue histoire

Couleur aux larmes d'un exil

Avec ses haillons dans mon âme

Que je m'épuise à oublier,

Ce soleil qui jamais ne meurt...

 

Mon amour comme une sirène

Est une écume libre

Qui m'attend sur la Mer...

 

Le temps n'existe pas,

Et je n'écoute que le silence 

Dans l'espérance et dans la joie,

 Je pense à ces pluies

Qui n'en finissaient pas,

Et que parfois je regrette...

 

C'est dans le vert de tes yeux

Que je retrouve la lumière,

Dans la course des vents

J'ai semé mes errances

Et imploré les cieux

Sur mes chemins perdus

Où les échos de toute la Terre

Venaient hurler dans mes oreilles...

 

J'ai imploré les cieux,

Les mille étoiles d'or

De tout le firmament...

 

Demain

Un arc-en-ciel de mots

Dansera dans mon coeur

Et le soleil se lèvera,

Tandis que le temps coulera

Comme un ruisseau de miel.

 

Des mélodies de l'âme

Aux rêves des longs-cours,

L'impatiente attente

Qui t'appelle à ma joie...

 

Ouvre la porte à mon Amour !

 

 

                              Joseph AMOROS

                               27 juillet 2016

 

 

 

 

Repost 0
Published by Joseph Amoros - dans AMOUR
commenter cet article
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 15:33

 

 

 

 

 

Je voudrais cueillir tous les mots d'amour

Qui volent au vent de ma solitude.

 

Respirer ton ciel,

Ecouter les chants d'anges baladins,

Dans une nuit sans lune.

 

Ébloui de toi, du clair de tes yeux,

Où brille une étoile,

Je voudrais encore entendre ta voix

Au seuil de mon cœur.

 

Écouter tes pas qui vers moi s'avancent,

Me tendre tes bras que j'ai tant aimés

Cueillir notre bonheur sous une pluie de fleurs.

 

L'aube se lève déjà,

Que notre amour te soit lumière,

Sur le sable éternel de ma mélancolie.

 

Le soleil qui fuit, flamboie et disparaît à l'horizon.

 

Vagues bergères de mes soupirs,

Ne détournez pas mon regard du silence de la passerelle,

Ni du compas qui s'emballe aux caprices du temps.

 

L’intime sourdine de la peur m'empêche de dormir,

La mer se lève, le temps se gâte.

 

Dans le miroir du ciel dansent des ombres crépusculaires,

Nostalgie de l'instant oublié dans les ports,

De peurs et de fantasmes.

 

Détache-toi des cris qui te déchirent,

Efface ces hiers qui ne t'appartiennent plus.

Ni de mer qui se meurt dans les bras d'une vague,

Et de sillages qui se sont tus.

 

Des rafales de vent fouettent mon visage,

Mes souvenirs se perdent dans des sanglots chagrins,

Sous des nuages gris carminés de couleurs.

 

C'est alors qu'apparaît mon amour, dans l'aube bleue d'azur,

Havre de lumière gorgé de sable et de soleil.

 

Dans le clair de mon âme

Ton cœur se désaltère...

 

 

 

                                                                         Joseph AMOROS

                                                                          14 juillet 2016

Repost 0
Published by Joseph Amoros
commenter cet article
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 18:22

 

 

 

 

 

 

Mon coeur murmure dans le vent

Tous les secrets de ma mémoire

Et si le ciel veille sur nous

Cap au large, larguons les amarres ! 

 

Fascination que ce départ,

La barre serrée sous mes doigts,

Les yeux tournés vers l'horizon

Pour oublier, sans me lasser,

Une profonde nostalgie...

 

La vraie douleur du coeur,

L'absence, la solitude, le silence,

Et je me hisserai sur le grand mât

Avec pour seul étendard, l'Amitié

Qui flottera sur le pont,

sans besoin de grand pavois...

 

Quand l'ami revient sur ses pas,

Il n'est pas loin celui du coeur,

Sa foi, sa vie, son espérance...

 

Alors qu'une brise se lève

Sur une plage déserte de la côte

Aux paysages de papier...

 

Je voudrais dessiner le Monde,

Ce qu'il était hier, aujourd'hui,

Toutes générations comprises

Dont nous garderons le symbole...

 

La vie est-elle encore possible ?

Dans les haillons du crépuscule,

La solitude des falaises...

 

Passons le Cap de Saint Vincent

A quelques miles de Lisbonne ...

 

"Gaspard, les connais-tu au moins

Les quatre points cardinaux?

_ Pour qui me prends-tu? Nord, Sud, Est, Ouest !"

 

De ténébreuses lueurs troublent ma conscience,

Je sentais mon Gaspard fâché

Et son regard obscur...

La veille au soir il m'assurait

Que nous allions à Cherbourg,

Et non à Lisbonne

Et je lui reprochais de m'avoir "mené en bateau" ... !

 

Eloigne-toi des ombres

Garde-le au coeur de ta solitude,

Survis à ta douleur,

Aux plaintes de ton coeur...

Et approche-toi de Gaspard,

Parle-lui de ton amitié,

Ensoleille ses souvenirs,

Et puisqu'il ne connaît pas Lisbonne

Accompagnons ses pas

lorsque nous sortirons...

 

Nous avions doublé le Cap Saint-Vincent

Après avoir quitté Casablanca,

Et notre "Marie des Fleurs"

Berçait ses cuves de bon vin

Embarqué à Sète, destiné à Lisbonne...

 

La nuit était tombée

Sur notre place à quai ...

 

"Si nous allions faire un tour à terre?"

Gaspard, entousiaste, accepta,

Lui qui ne connaissait pas le Portugal;

Je jouai son guide dans cette promenade nocturne

Au son des chants et des guitares

Des tavernes à Fado...

Au coeur des vieux quartiers

Où chaque espoir, un peu de joie,

De charité, d'amour , de foi et d'amitié...

 

Il est un geste qui rassemble,

Et qui nous offre le bonheur,

Lorsque l'on te tendra la main

Serre-la très fort dans la tienne !

 

  

                                  Joseph AMOROS

                                05/07/2016

 

"Marie des Fleurs"

Escale à Lisbonne

10 Août 1951

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Joseph Amoros
commenter cet article
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 16:40

 

 

 

Que tous les arcs-en-ciel

S'accrochent à mes nuages,

Et mille symphonies

Résonnent dans mon coeur ...

 

Quand j'aurai oublié

Les heures d'un exil

Dans l'arène du temps...

 

Entendrait-on ma voix

Perdue dans un désert

Sous un soleil de plomb ?

 

J'écouterai la mer qui chante

Dans ce pays, là-bas,

Inondé de soleil

Comme dans ces hiers,

Couleur d'azur et de lumières...

 

Ce pays, et ce village

Où je suis né,

Où j'ai grandi, vécu et passé 

Mon enfance,

Où je devins un homme 

Amoureux de cette terre

Où reposent mes parents...

 

Aux vents de toutes les galères

Je le porterai dans ma vie,

Dans mes rêves, mes désirs,

Et les reflets d'Eternité 

de mon âme...

 

Mon coeur est un navire

Qui chante sous ma plume...

Mais que les anges ne pleurent plus

Et qu'ils écoutent mes prières

Sur l'ardoise du Temps.

 

La Foi, la tendresse

Celle de mon Amour

Dans toutes mes pensées,

La douceur de sa joie...

 

Dans le secret du jour

Où j'irai, seul, à sa rencontre,

Sur ce rivage d'or

Où s'enchantent les flots...

 

Et notre terre natale

Où nous avions vécu,

Oran nous ouvrira les bras

Débordants de tendresse...

 

Retrouverons la Cathédrale

Où nous nous sommes mariés

La rue d'Arzeu et de la Gare

Et autres souvenirs précieux...

 

Ce navire de mon coeur

Qui me parle de Toi,

Je le ramènerai sur cette belle étoile

Qui brille au firmament...

Je cueillerai pour toi

Toute la lumière du monde

Sur tous les horizons...

 

Mon Amour,

Love ton coeur et ton âme

Aux soupirs de l'Aurore

De notre éternelle jeunesse...

 

Un nuage qui fuit,

L'avenir du Futur

L'écume des rivages...

 

Je serai toujours près de toi...

 

 

 

                   Joseph AMOROS

               29 juin 2016     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Joseph Amoros
commenter cet article
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 17:11
Que notre joie demeure

 

 

Que notre joie demeure !

 

Garde ton espérance, allume ton flambeau,

pour le destin du Monde et son humanité...

 

Éveille ton âme et ton cœur,

dans un ciel ruisselant d'étoiles dont je viens de capter l'éclat,

et d'un magnifique croissant de lune où mes regards se sont posés.

 

Je suis comme un navire qui ne sait où aller,

prisonnier d'une rade qui jadis m'inspira...

D'une terre d'azur aux silences d'adieux

d'un rivage lointain et si proche de moi...

 

Cette terre promise où nous étions heureux,

qui ne retrouve plus mes pas...

 

Milliers d'étoiles d'éternité

que j'aimerais cueillir comme bouquets de roses,

dans le clair de mon âme...

 

Un jour couvert de brumes se lève sur la mer

Une atmosphère pesante qui n'a que trop duré

 s'empare de l'équipage.

.

Un nuée d'oiseaux migrateurs qui semble venir de Norvège,

« Croyez à mon compas dans l'oeil »

rase nos sillages et nos mâts en guettant les poissons-volants.

 

Dans un ciel bleu azur,

un havre de lumière gorgé de sable et de soleil

me transportent dans mes souvenirs d'enfant...

 

Je n'ai pas oublié la candeur de mes parents

 par tant d'imaginaire...

 

Le bonnet blanc de la « Navy » sur ma tête

et autres farces à ma manière...

ligotant Tante et Grand-Mère

somnolant sous la véranda.

 

Je tenais cela de mon père

dont je connaissais les exploits

du temps rêvé de sa jeunesse...

 

Un seul regret...

Je n'ai eu ni de lauriers ni de médaille

pour ce genre d'occupation...

 

Parfois, les souvenirs se meurent,

se perdent dans le sillage du vent,

Qu'importe,

 

Que notre joie demeure !

 

 

                                                Joseph AMOROS

                                     5 juin 2016

 

Repost 0
Published by Joseph Amoros
commenter cet article
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 12:16
Cargos de solitude

 

 

Jamais plus, je le sais,

Je ne vous reverrai,

Amis, copains de la "Marchande"

Que je n'ai jamais oubliés...

Et je vous revois quelquefois

Dans mes fugitives pensées,

La brise, le vent, sous le soleil

de nos cargos de solitude,

Et les souvenirs du passé...

 

Tous les marins du Monde

Ont une destinée...

Ils choisissent leur vie

Pour vivre une aventure,

Et vous savez, les gars,

Ce que l'on a vécu...

 

Le ciel rejoint la mer...

 

J'ai été avec vous

Des quarts en passerelle

Et les Noëls de nostalgie

Dans la limpidité

De l'Amour Paternel...

 

Chacun de nous chante sa chanson

Et nous rejoignons nos cabines,

Une coulée de larmes dans les yeux

Noël de partage, de nostalgie,

De rires, de chants, de musique

Et d'histoires à raconter...

 

Vos amitiés et vos courages

Dans la tempête et des vagues d'enfer

Pour des manèges dans le coeur

Lorsque nous sortions à terre...

 

Jamais je ne vous oublierai...

 

Contre vents et marées

Je fuirai les ténèbres

Du ciel et de la terre

Pour retrouver nos joies,

Celles de nos sorties...

 

La mer est bleue,

Le monde est vaste...

Que sont devenus nos navires,

A jamais perdus dans le temps...

 

Je reconnaîtrai leurs sirènes,

Leurs mâts de hune

Et leur dunette...

Silhouettes, châteaux,

Et vos visages, mes amis,

les ports de nos escales

Que je garde toujours

Au fond de ma mémoire...

 

Et je m'endormirai

Au soleil de mon âme

Sur un quai d'Amsterdam,

De Dunkerque, Anvers ou Hambourg...

 

Qu'une lyre de joie

Accompagne nos jours

Au reposoir de tous nos rêves,

Nos coeurs, notre âme

Dans le silence,

Sensibles aux caresses du vent...

 

Le soleil plonge au crépuscule

Alors que pleurent les cabestans,

Mais je ne veux pas vous quitter...

 

Vous resterez pour moi

Mon meilleur souvenir,

Celui où brille la lumière

Qui lentement s'embrase

Aux couleurs du couchant...

 

                                          Joseph AMOROS

                                  30 mai 2016

 

12/04/45 " S/S Eagle" L.C                                            23/10/50 " Caïd Kébir C.I

04/10/46 " Cd Dorise" L.C                                             09/01/51 "Cap de Fer" C.I

26/06/47 " Indiana" L.C                                                05/03/51 " P.E.Lagarde" L.C

23/08/47 " Saint Valéry" L.C                                         18/07/51 " Léon Mazella" C.N

15/08/49 " Cap Hadid" C.I                                             29/08/51 " Marie des fleurs" C.I

29/04/50 " Royannais C.I                                               23/03/53 " Schiaffino" C.N

(L.C : longs-courrier / C.I : Cabotage international / C.N : Cabotage national)

Repost 0
Published by Joseph Amoros
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Joseph Amoros
  • : Un voyage poétique à travers le monde des souvenirs du marin poète Joseph AMOROS. Poèmes, récits, nouvelles et contes pour vous faire rêver et vous divertir !
  • Contact

Profil

  • Joseph Amoros

Mon livre d'or

  Thank you for signing my visitors' book!

      LIVRE d'OR2

Montages filmés et LIENS

 

               Le Livre de Patricia

                   Son site !

 

                Sur l'Ardoise du vent...

 

               La plage des Fous  (film)

 

               Poème lu par mon arrière-petit-fils

               sur des photos de la Réunion

 

                   Conte de Noël de Nicole et Nicolas
 
     

Date de création

14 novembre 2011

Géomap

Visiteurs

compteur

géoglobe


compteur