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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 14:33

 

 

 

 

Nous venons de quitter Hambourg,

l'Elbe est glacé, le soir se lève...

En passerelle c'est la relève

et à la barre l'on m'attend...

 

Dans la Mer du Nord, il fait froid,

J'ai hâte d'escaler à Anvers,

solitaire et craintif, je marche sur le pont...

La mer habite ma mémoire,

elle connaît tous mes tourments.

Mais quand je la quitte,

elle me suit à la trace, je vous le dis...

 

Dans les vagues, les houles et mes promesses d'éternité...

Intime est mon angoisse lorsque mon cœur soupire,

images passionnées que celle de la mer,

rêves, fantasmes, nostalgies, dépouillés d'illusions...

 

J'entends les grondements des flots,

les vagues qui balaient les coursives,

et la passerelle dans le vent

cinglant le visage de tous les matelots...

 

De pâles réverbères clignotent sous la pluie...

J'étais sourd au point de ne plus entendre la mer,

et une sortie dans ce port,

même sans mes copains de bord,

me ferait grand plaisir.

 

Pas de problème pour ces copains là,

ils passent leur temps dans les bars

et sont très connus dans la ville,

saouls à pleurer comme barriques,

à faire valser toutes les étoiles...

 

Intime est mon angoisse lorsque mon cœur soupire

La barre à bâbord !

La barre à tribord !

L'équipe s'accroche au bastingage,

un véritable cauchemar...

 

Et le vent froid souffle en rafales,

d'intensité et d'émotions...

 

La brume se lève et cette mer t'appelle,

jamais elle ne s'arrêtera.

Elle t'appartient, elle te fascine,

jusqu'au fond de ton âme...

 

Les mots couleur du temps se perdent dans la mer,

et les siècles passés se jouent des océans...

 

Il fera jour demain.

Quand Anvers se réveille,

dans les lueurs de l'aube

des poussières d'étoiles tombent sur les quais du port,

loin dans l'espace et dans le temps,

qui baigne tout au fond de mon cœur...

 

Le port d'Anvers sur l'Escaut m'a toujours fasciné:

Au fronton des palais aux splendides monuments

qu'habitaient les seigneurs,

et les riches armateurs...

 

Sur le rivage de tous mes souvenirs,

j'ai souvent senti dans ce port des parfums de lavande.

 

Je reviendrai toujours au port inoublié,

drapé d'un caban usagé, lavé de pluie,

"mais encore bon",

grommelait le Bosco...

 

 

 

                                                Joseph AMOROS

                                                14 novembre 2016

 

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 10:05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme les anges de la nuit ,

je voudrais chercher une étoile

que nul ne viendrait habiter,

et je la veux surtout déserte

où je serai seul maître à bord

et l'occuper à volonté...

 

Et sur cet astre hospitalier

où je ne suis qu'un clandestin,

sans pavés, marées ni chemin

et pas un chat à l'horizon

vivre dans un complet silence...

 

Mais avec qui vais-je parler ?

Nous sommes seuls, personne et moi,

et j'attendrai le ventre vide

que cet ami porte du pain !

 

Et là, je saute de mon lit,

et me retrouve le nez à terre !

Je baille en fermant les yeux

dans la plénitude de l'aube

sur une plage de sable froid

étranger à toutes écumes

et me recouche dans mon lit...

 

Couvrez- moi de soleil

et d'un nid de silence

tandis que les houles mugissent...

 

Des goélands plongent dans l'eau

cherchant leur becquée de poissons

sur les sillages des navires...

 

Le vent qui passe me caresse

comme un baiser au goût de sel,

quand la mer glisse sur le sable

où deux bouteilles sont échouées,

captives d'algues éphémères :

 

Deux messages semble-il

sont bouchonnés dedans...

 

Et là, le vent se lève,

et toutes les vagues se déchaînent...

 

 

Quel est donc ce secret ?

Et de qui proviennent ces messages

qui s'éparpillent sur les flots

comme une éternité perdue ?

 

Joie d'oublier ce jour,

et que demain chasse les ombres

dans les corridors du néant...

 

Sous un ciel d'azur pâle

où se lève la brume,

des sirènes cherchent une épave,

un trésor aussi par hasard

et explorent les eaux jusqu'au fond,

ignorant les mirages

dans le miroir des flots

ces belles à queue d'écaille

se crêpent le chignon

en fuyant le rivage,

les chevelures amères

et la grimace au vent...

 

Joseph AMOROS

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 10:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fasciné d'horizons

que déchirent les vents,

amoureux de la mer,

des ports et des rivages,

je ne peux naviguer

que dans mes rêves fous...

 

Elle m'a pourtant bercé

dans mon adolescence,

et à mes dix sept ans

sur mes sillages blancs

et mes escales d'or...

 

Chante, chante pour moi

toutes les escales du monde,

je ne veux port d'attache

pour jeter une amarre

que celui dont je rêve,

c'est le port de Sydney !

 

Au diable l'avarice,

un ciel cuivré couvre la nuit

et je n'ai pas trouvé de coffres

ni de trésors à vous montrer,

sinon, qu'est-ce que j'en aurais fait ?

 

Sur les lèvres du vent

murmurent des légendes,

d'histoires et de rêves

chargés d'or et d'argent...

 

Je ne recherche la lumière

que celle du soleil levant,

mais ne me parlez pas surtout

de ses énormes déferlantes :

Les cinquantièmes hurlants

Et quarantièmes rugissants.   

Ces caps connus des mers australes :

Bonne Espérance, et l'Horn...

 

S'il m'arrivait d'affronter

une dernière fois la mer,

notre navire devra être examiné

sous toutes ses coutures,

vérifier son étanchéité,

capots, portes, cales et hublots...

 

Comme cela ne risque pas de m'arriver,

Je préfère en rester là...

 

Je m'enchante du feu

d'un soleil au plus haut,

Il faudrait une large expérience

pour que l'on soutienne le ciel...

 

Ivre de lumières et de mots,

toi qui veux défier la nuit,

l'ombre et l'abîme de l'absence

sans cris, sans fanal, ni vigie;

cache-toi au cœur d'un troupeau...

 

Tendresse, émotion et rêve;

on peut être toujours

amoureux de la mer

mais parfois ne pas en souffrir...

 

Pour tous les marins du monde

avec mon souvenir...

 

 

                                                           Joseph Amoros

                                                               6 novembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Joseph Amoros - dans REVES- INSPIRATION
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 12:56

 

 

Je rêve d'un monde oublié
qui ne connait plus sa mémoire,
dont on ne sait aucune histoire
et qui se refuse à chanter...

Mais c'est dans les vagues de la nuit 
d'une lumineuse beauté
que  je cueille les étoiles
qui me révèlent tous leurs secrets

 

Car, dans l'oubli, il me semble parfois

passer des jours à dormir
sans savoir ce qu'on va me dire,
le comment et puis le pourquoi...

 

Le jour embrasse l'horizon,
ce qui me semblait impossible, 
et des souvenirs irrésistibles
de mer qui s'échoue sur la grève,
de vent blotti dans mes rêves...

 

Quant à l'approche de mes pas
je n'ai qu'un regret qu'ils ne s'effacent...
Silence, lumière et espérances.
La mer reste muette
et le port n'est pas loin...

 

Long est le temps de la manoeuvre
pour accoster à quai,
où nous pourrons aller à terre
sans une attente exaspérée !

J'aime le vent qui vient du Havre,
la Seine et toutes ses couleurs.
Sur sa Place, Jeanne se promène 
et Rouen m'offre son coeur.


Ce port m'a toujours fasciné,
parfois muet comme les Sargasses,
d'où l'on ne peut s'échapper.

Quand le ciel est ingrat, délaissant son errance,
un merveilleux couchant s'estompe à l'horizon.

Une insistante mélodie m'émeut jusqu'au sommeil,
au bout de mon dernier rivage,
je sais que mon amour m'attend...

A l'ombre du temps scintille une lumière,
à deux pas de mon âme,
où je tendrai mes bras
pour un baiser d'amour
qui ne finira pas...

 

                                                      Joseph Amoros
                                                             1er Novembre 2016

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Published by Joseph Amoros
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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 15:31

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES CHEMINS DE L'EXIL

 

(Guerre civile d'Espagne 1936-1939)

Témoignage d'un cousin.

 

José

Dans la mémoire tout s'écrit :

Les barbelés, la terre mouillée de sang...

Le temps n'existait plus

dans cette patrie de l'exil...

Je n'oublierai jamais dans la peine,

ma croyance brisée

hors de cette Espagne bien-aimée...

Mes souvenirs, ma tristesse,

la douleur, les larmes, la peur

et cette envie de pleurer

en abandonnant notre maison...

Les villes, les villages, victimes

innocentes de crimes, de tueries

militaires et civiles ;  la faim

alors que même le pain avait

le goût de la terre.

 

Des yeux levés pour regarder le ciel

en d'éternelles prières...

Vivre nous suffisait...

 

 

A huit ans, j'écoutais, avec mon père,

ce cousin venu nous rendre visite,

L' horrible témoignage

qu'il nous révélait en Espagnol

« Ne l'oubliez pas »

disait-il les larmes aux yeux...

Ses souvenirs, la source de sa vie,

sa solitude, sa tristesse...

Cette image ne nous quittera jamais...

Mon cousin José s'était embarqué

sur un chalut pour rallier Oran, en Algérie,

où une tante et sa famille l'attendaient.

C'est pourquoi il vint nous voir à Mers-El- Kébir...

 

Je crois encore entendre les battements de son cœur,

en nous précisant les tortures

subies par des prisonniers,

les yeux fixés au loin, ému par ce souvenir...

 

José

 

Espagne de l'ombre du cœur, de vie

et de combat, arrachés à l'enfer...

Terouel !

Où la bataille fut difficile,

la souffrance d'un peuple

Et beaucoup de prisonniers

qui mouraient en cellule...

Cette peur de repartir

qui nous suçait le sang

à l'exil de son cœur, son âme

dans ses derniers haillons,

et toutes ces rues hostiles

comme un naufragé de la mer

qui voudrait revenir dans son village

abandonné...

Impuissance, rage, solitude,

l'angoisse des matins

des répressions terribles,

des années violentes, inoubliables

comme une rivière qui se tarie,

un amour qui lève ses voiles...

 

 

Le moment de partir était arrivé ;

nous nous sommes quittés,

toute notre famille les larmes

dans les yeux

avant qu'il ne prenne un bus pour Oran...

C'était une période difficile que cette guerre !

Il n'avait de vivant que sa voix

lorsqu'il partit plein de tendresse,

et d'amour qu'il emportait

comme un baiser d'adieu..

.

Qu'est-il devenu ?

Que la lumière soit avec lui !

 

 

Joseph AMOROS

 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 16:08

 

 

 

 

Mille soupirs d'amour embrassent tes délires,

Et l'automne se meurt dans les frissons du soir...

 

Tristes sont les pavés d'un Cherbourg solitaire,

Où dans un ciel immense d'autres mondes sont nés...

 

Les espaces infinis difficiles à atteindre,

Loin d'une terre aux cent couleurs,

Un cri dans les soupirs du coeur !

 

Seule la musique du matin

Avec les tourments de mes songes,

Les écrits de mes aventures

Où se pressent les souvenirs

De mon âme qui s'est gelée...

 

Mais d'où me vient cette tristesse

Serait-ce l'ombre du passé,

Ou d'une lointaine affection... ?

 

Que cette tristesse demeure,

Elle est la quête de tes joies, de ton amour et de ta vie...

 

Tu rechercheras tous les ports

Touchés dans ta jeunesse enfuie

Et de tous les bonheurs vécus,

Ces escales d'or, tes navires, ce demain qui n'est plus...

 

Mais tes yeux s'ouvrent sur le Monde,

Sur un espoir qui te ressemble

Dans le plus profond de ton âme...

 

La musique des treuils

Sur des guindeaux râleurs,

Les froids en passerelles, les vents qui se déchaînent :

 

- Ah ! Priez  tous les Saints ! -

 

Que le soleil demain

T'aide à chercher ta route

Et retrouver l'aurore

Au bout de tes sillages...

Quand dans le crépuscule se couchent les étoiles,

Et qu'aux portes du jour se lève le soleil...

 

Mais j'écris dans la solitude

Et je reste encore tout brûlant

De cette douleur intime, profonde,

Que je garde au fond de mon cœur ...

 

N'arrête pas tes rêves

Ce sont eux qui soutiennent

Dans la paix de la nuit,

N'écoute surtout pas les ombres

Qui se plaignent dans la ronde des heures...

 

Ai-je vécu ce temps ?...

 

 

Joseph Amoros

16.10.2016

 

 

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 15:30

 

 

 

 

 

 

 

Dans l'écume des vagues,

images passionnées que celle de ma plume poétique,

dans la tendresse et le bonheur de vivre

avec ton souvenir...

 

Dépouillé d'illusions,

je transcende la vie comme un magicien de ce temps qui n'est plus...

 

Mille guitares m'accompagnent,

dans une poésie qui murmure,

et là,

j'entends la mer qui m'émeut chaque fois :

ses lumières, ses ombres et ces nuits de silence et d'étoiles....

 

Vrai, que les fées veillent encore sur moi,

Est-ce que mon amour est près d'elles ?

 

Sur tous mes quais déserts et l'infini bleuté de ce jour qui s'efface,

la nuit a tous les ors des trésors de la terre,

sur ces mers démontées où je bourlingue encore...

 

Et si je revenais  à l'ombre de mes rêves,

de voix et de chimères,

des braises de la nuit bercée par mille chants aux houles de nos joies...

 

Ton regard, tes soupirs, les parfums de la nuit,

je t'attendrai sur le rivage, sous le mirage de tes yeux,

Ces yeux verts que j'ai tant aimés...

Je cueillerai pour toi tous les soleils, loin de mes steamers et du vent...

 

Toutes ces sirènes qui mugissent tandis que mes rêves passent,

vers ce port qui n'est pas trop loin,

debout sur le gaillard d'avant...

 

Une cloche sonne et dans les couleurs du temps

des heures qui se cachent et gardent leurs secrets

qui se métamorphosent...

 

Un bleu comme l'azur,

promesse inespérée d'une aube de lumière,

se lève sur des rives où je ne suis pas attendu,

comme dans un royaume de verre et de solitude,

aux quatre coins du monde...

 

Pour toi, la vie est là

même si ton âme pleure et ton coeur se déchire...

 

Mais cette mer que tu attends aura toujours le dernier mot...

 

Fatigué d'horizons, d'azurs et de rivages,

d'espaces et d'infinis

J'aime la tendresse de la mer,

le jour ouvert sur mes paupières,

le regard perdu dans le ciel,

vers ce pays, cette terre aimée où reposent mes parents....

 

Oublie tous les navires et tous les ports du monde,

les vols de goélands, les sirènes des flots,

mais ferme tes hublots...

 

Sur les quais de l'oubli,

la trace de mes pas qui accueillent les tiens

tout emplis de lumières....

 

 

 

Joseph Amoros

15.10.2016

 

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 13:10

 

 

 

 

 

Des mers aux sillages d'argent

enchantent toutes mes espérances

Entre le ciel et l'ombre,

Les couleurs de la mer,

Les caresses du vent

Sur mon dernier rivage...

 

En te disant l'amour

Que je porte en mon coeur,

En cueillant une rose,

Des coquelicots d'or

Une brassée de jasmins

Et des clartés de lune

 

J'écris ton nom

 

Une terre promise aux haleines du jour,

Sur mes chemins d'amour,

Mes ruisseaux de tendresses,

Une barque enchantée

Dans le fond de mon âme,

Des perles de rosée, les brumes du Levant...

 

L'inépuisable offrande

D'un ciel rempli d'étoiles

Arrachées à la nuit,

Et rêver de t'aimer

En écoutant encor

Les tics-tacs de mon coeur

 

J'écris ton nom...

 

En regardant le monde

S'attacher à la vie,

Et rêver de t'aimer

Sous un soleil de plomb

Tout en levant les yeux

Et regarder le ciel...

 

Revivre mon passé

Comme tout un symbole,

Et toutes nos existences

A l'ancre de nos âmes,

Dans les couleurs de l'aube,

Les échos de ta voix...

 

J'écris ton nom....

 

Les yeux dans les nuages

Ivre de vents et de lumière

Dans le bruit, le silence

Et le vert de tes yeux,

A l'aube de nos rêves

Bercés par mille chants,

Les houles de nos joies

Nos regards, nos soupirs,

Je t'attendrai sur le rivage...

 

J'écrirai, j'écrirai ton nom...

 

                                       Joseph AMOROS  

                                                29/09/2016          

 

 

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 16:16

 

 

 

Mon dernier rivage

 

Terre, ma terre bien-aimée,

Dis-moi, qu'as-tu fait du soleil,

Des frissons que je t'ai laissés

Dans mon amour de déraison ?

 

Ma terre, aujourd'hui étrangère à mes yeux,

Mais pas à mon âme,

Et qui ressemble à ma douleur...

 

Laisse- moi embrasser ton ciel

Et la terre où mes coeurs reposent,

Isolés aux pieds des cyprès

Où des oiseaux chantent encore...

 

Je garderai les yeux fermés,

Et je prendrai la route à pieds

Pour m'arrêter à la fontaine

Qui coule et n'a jamais vieilli...

 

Profond miroir de mon enfance !

Près de mon oncle porteur d'eau...

Toutes ces rues inoubliées

Silencieuses et immortelles

Qui portent la trace de mes pas...

 

Tous ces pins qui n'ont pas changé

Sur la colline du Santon

Où mon père s'en allait chercher

L'arbre de Noël chaque année...

 

Et cette école des garçons

Qu'il me semble encore retrouver,

Oui, mais aussi celles des filles

Sur lesquelles nous jetions des pierres,

Qui me valurent un bonnet d'âne,

Sous la cloche où l'on m'a coiffé,

A l'heure de la récréation !

 

La nuit tombait, j'avais rêvé

Dans mon sommeil léger d'extase

Sous un ciel ouvert à l'aurore,

De silence, d'espérance et de vie :

 

Celui de mon dernier rivage...

 

 

 

Joseph Amoros

25.09.2016

 

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 15:24
A l'ancre de mon âme

 

 

 

Ivre de tous les vents

Je tente l'aventure

Mais qu'importe le temps

Qui traîne ou qui perdure,

Je chercherai l'étoile

Qui portera ton nom...

 

Des quatre points du monde

J'écoute tous mes chants

Des rives atlantiques

Aux larmes de l'Orient

Et je cherche la paix

Sous un croissant de lune...

 

Inconscient, je passe

Comme passent les ans,

Et marcherai dans la lumière,

L'âme perdue dans l'océan,

Avec mes yeux aux volets clos,

Ma langue prisonnière,

Lèvres collées sans dire un mot...

 

Qu'une cloche d'église

Me réveille un matin,

Alors je croisais le fer

Dans un duel du Moyen-Age...

On dit que le présent est immobile...

 

Alors, je saute de mon lit !

 

J'ai chevauché dans le désert,

Nagé dans l'Océan Indien,

Et cherche dans l'immensité

Une berge où poser les pieds...

 

Explorer tout le firmament,

Mon coeur avide de prières,

Je m'en irai retrouver

Dans tous les soupirs de la Terre

Avec les tambours de mes joies,

Et tous les grains de ma mémoire,

Dans le miroir des jours enfuis,

 L'ombre où la lune se lève...

 

Jusqu'aux confins du Monde

J'irai te retrouver

Avec mes souvenirs

En-allés dans le vent...

 

Dans le silence et dans le bruit,

L'ombre, la pluie, l'enfer, la haine,

Et même aux portes de l'oubli...

 

Couleur de songe et d'arc-en-ciel,

Je cueillerai toutes les étoiles

Sur la plage où marchent tes pas...

 

 

                            Joseph AMOROS

                              25 septembre 2016

 

=

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Date de création

14 novembre 2011

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