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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 14:42

 

 

 

Vous souviendrez-vous de moi?

(Je n'ai pas l'âge des châteaux en Espagne)

Alors que j'ai toujours couru

Sur les ponts de tous mes navires

Pour lancer des miettes de pain

Aux oiseaux de toutes les mers...

 

Si je pouvais,

Je monterais dans la dunette,

L'étrave ou le mât de misaine

Pour un plongeon dans l'Atlantique,

Le Pacifique ou la Mer du Groenland :

Un peu froide, quand même ...!

 

Mais je ne marche pas pieds-nus,

L'hiver est là, et j'exagère,

Pas de feu dans la cheminée,

Surtout pas celle du navire

Il ne faudrait pas se méprendre...

 

J'ai des élans dans l'âme

Aux dimensions de l'Infini...

Une source de bonheur en lumière,

De fugitives impressions

De trouble et de mélancolie...

 

Le sommeil me gagne,

 Etirant ses  guirlandes magiques

baignées de soleil et de vie...

 

Souvenirs de moments rares,

De tendresse et d'émotion

Dans cet ouragan Force 12... !

 

Partis du golfe du Mexique,

Dans l'Atlantique, en quittant

Baltimore et New-York,

Accrochés à notre peur,

Les pieds dans l'eau jusqu'aux genoux

Sur notre "Saint-Valéry"

Et retour à Baltimore

Les vagues à l'âme, à la cape,

Pour ne pas sombrer...

 

Nous apprenions par radio

Que plusieurs navires perdaient

Leurs hélices!

 

J'ai toujours eu une passion pour la Mer,

elle était souveraine,

Sereine contemplation

Devant cette mer que j'ai tant aimée...

 

Mais durant quatorze mois

Je n'ai pas mis les pieds

Sur un bateau :

Service militaire oblige : à Khouribga au Maroc

Après avoir débarqué du "Saint-Valéry"

Je n'ai jamais aperçu

Que des chameaux... !    

J'avais alors vingt ans...

 

 

                             Joseph AMOROS

                          12 janvier 2017

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 13:05

 

 

 

Le halo d'une étoile sonde le firmament

D'autres rêves viendront consoler ma mémoire,

Comme jaillit la terre

Les dunes du Sahara...

 

Que mon délire soit doux

Comme la main d'un ange,

La douceur d'une rose

Qu'on porte sur son coeur...

 

L'éclatante lumière

D'un amour de légende

Qui me suit dans le ciel,

Et que je sais en moi...

 

Des signes d'espérance

M'appellent à grands cris

Le long d'un chemin de lumières,

Je ne saurai jamais

Si j'atteindrai le port...

 

La nuit couvre le ciel,

Il fait très froid dehors

Et j'attends patiemment

L'infini du matin...

 

Appuie ta joue contre la mienne

Pour que nous écoutions le vent

Dans les rêveries de mon âme...

 

Et bien loin cette fois

Du "Prince des Ténèbres"

Des vagues d'écumes inconnues

Qui montent vers l'éternité,

J'ai toujours horreur

Des tempêtes "sublimes"... !

 

Amarrés à la barre,

Les déferlantes derrière nous

Sur la dunette arrière,

Avec les roofs enfoncés,

Nous mettons "à la cape"

Avec la barre sous le vent,

Notre Liberty Ship "Saint Valéry"

Reprenant la route sur Baltimore,

New-York pour décharger

Ce que nous avions dans les cales..

 

Mon coeur est musicien,

J'écoute sa musique,

Et sans déserter la tristesse

Qui habite tous mes souvenirs

Je te confie toutes mes joies...

 

L'exil ensoleillé de ma terre natale

Eclaire mes chagrins,

Mes souvenirs, mon Amour,

Mon  absence,

Ce là-bas qui parle à mon coeur

Au bout du monde de mes escales,

La magique espérance

Que j'ai toujours cherchée...

_ Que conte la Mer aux Etoiles?..._

Puisse mon ange près de moi,

Laisser la trace de ses pas...

 

                                  Joseph AMOROS

                             6 janvier 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Joseph Amoros
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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 14:36

 

 

J'aurais aimé revoir

les murs de mon enfance

et retenir le temps

l'univers tout entier...

 

Je n'ai pas oublié

le jardin de mon père,

ses roses parfumées

qu'il cueillait le dimanche

avec mélancolie....

 

Je sèmerais d'azur

la trace de nos pas

et le cœur dans nos mains

dans les rues du village,

pleuré dans le silence,

devant notre maison...

 

Tous les bruits de la mer,

ceux qui nous viennent du ciel,

les larmes de la lune

et le rire des fleurs,

je n'avais pas le temps

de toucher aux abîmes

et des profondeurs océanes...

 

La nuit a la couleur

d'un ciel chargé d'orage,

parce que je cours tout essoufflé

comme une flamme sur le quai

d'où l'on crie !

« Larguer les amarres » !

Il est d'éclatantes lumières

que les esprits de vérité

ne jonglent jamais dans les mots....

J'ai hâte que le pilote

me ramène à bord

(miraculeux !)

qu'on me dise où me retrouver

sur mes chemins perdus

semés de pièces d'or

dans le désert des routes

baignés de vent et de pluie

dans le silence et l'infini.

 

Comme les roses du matin

que les anges avaient déposé

près d'une fontaine de vie...

J'écoute un lamento

de pleurs et de regrets.

 

Une sensibilité frémissante

de tristesse, d'amertume

de souffrance et d'amour...

Mais tout n'est pas clarté,

la nuit est une légende

pour toutes les âmes désertes

dans l'agonie du soir,

lorsque le jour prend la relève...

 

Grisé par des chants d'espérance

et moins qu'on ne saurait l'écrire :

 

« Pourrais-je cueillir un secret

de vos lèvres muettes ? »

 

J'ai jeté toutes les pièces d'or

à la mer pour éviter qu'on nous les vole...

Des matelots, à la machine,

tout l'équipage était malade,

et moi aussi, évidemment !

Je vais écrire avant l'escale :

 

Tout ce qui est toi

suffit à ma pensée

ton souvenir, ta joie,

ton sourire...

Pour toi, mon Amour

Mon cœur est vaste

comme le monde...

 

Mers-El-Kébir

(Le grand Port)

mon village natal

 

Joseph AMOROS

 

 

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Published by Joseph Amoros
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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 20:33

 

 

 

Je te salue, Algérie bien- aimée,

Comme on salue la mer, le vent, le soleil et la terre

Qui m'a vu naître,

Et mon amour pour ce village

A jamais tissé de douceur...

 

Que tous les volets clos s'arrachent,

Et que s'éloigne ce temps- là

Ce port ébloui de lumière

Baigné du soleil d'autrefois...

 

Escales et  rivages

Ont passionné ma vie,

Et cette mer éternelle

Aux reflets de toutes les couleurs...

 

Le large, la haute mer

S'attachent à mon regard

De vie, d'amour et de silence,

Dans ces matins d'or et de miel

De brume qui se lève,

 De vent et de tristesse ...

 

Mais j'attends que tombe la nuit

Et que se lèvent les étoiles

Sur les pavés du firmament

Aux mille facettes d'un trésor

D'or, d'argent et de lumière

Qui m'attirent et me repoussent

A la fois...

 

Suffirait d'un moment

De courte certitude

Pour cueillir le soleil

Le prendre, le serrer

Très fort entre mes bras...

 

Connaître sa beauté,

Ses secrets, ses légendes,

L'ivresse de son immensité

D'infini et de silence...

 

J'ai traversé toutes les brumes

Pour connaître la vérité

Aux quatre coins des horizons, 

De latitudes en longitudes...

 

L'océan se déchaîne

Sous un ciel tourmenté

Le temps de fermer mes paupières

Et de commencer mes prières...

 

"Serre, serre les dents, matelot,

Tous les ports nous attendent

Rappelle- moi le tien.

Dis- moi si Brest te fait l'affaire?

J'en parlerai au capitaine,

Et de moi il sera fier !"

 

Mon coeur soupire dans mes rêves

Sur les horizons infinis,

Sous une lune qui se lève

Dans tous ces ports que j'ai connus,

Sur toutes les mers de la terre...

 

Voguent, voguent tous mes bateaux

sans que je ferme mes paupières...

 

Ne restent dans mes souvenirs

Que le grincement des aussières

Et celui rouillé d'un guindeau...

 

                             Joseph AMOROS

                             26 décembre 2016

 

 

 

 

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Published by Joseph Amoros - dans REVES- INSPIRATION
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 13:42

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De mon sommeil

Jusqu'aux matines

Le jardin du Bonheur

Me livrait ses secrets,

En ces dimanches

De fleurs nouvelles

Où mon père les entretenait

Et ce jardin, je m'en souviens

Me rappelait une légende

Qui avait toujours existé:

 

Un arc-en-ciel de mots

Me demandait asile

Sous les fouets du vent,

Tandis que des ombres captives

Qui emplissaient la nuit 

Atteignaient les étoiles,

Sur des chemins de houles

Prises aux vrilles du temps

Qui traînaient dans mes souvenirs...

Lorsque je n'avais que treize ans...

 

Aujourd'hui dans mes rêves

Qui n'ont plus de mémoire,

Je n'entends plus sonner

Les cloches de mon église

Et j'écoute les pins

Qui s'adressent à moi :

 

" Oublie les vents de la mer,

L'incessante insolence

Du silence des voix..."

 

Sur les rives de l'oubli

Des palanquins de mots

Emplissent ma mémoire...

Et des larmes de pluie

Coulent comme fontaines

Aux sources de la vie...

 

Je marcherai vers le soleil

Malgré la distance et le temps

Ce jardin de lumière

que chérissait mon père 

N'existe plus aujourd'hui,

Mais mon coeur bat toujours

Sous les coulées de cette terre

Qui vit tout au fond de mon âme...

 

 

                                 Joseph AMOROS

                                  15 décembre 2016

 

                    

 

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Published by Joseph Amoros - dans FAMILLE
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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 13:33

 

 

 

 

Un soir en passerelle

Alors que je tenais la barre,

Toutes les lumières se sont éteintes

Et les appels poussés par les matelots

Qui allaient et venaient sur le pont

N'arrangeaient pas les choses...

C'était connu des anciens marins

Qu'ils appelaient "enfer" les nuits

de tempêtes, et de rafales de vent,

ces énormes déferlantes

Quand nous étions debout

Sur le rouf ( pont supérieur du navire)

Je n'ai jamais eu le regard d'un goéland

Pour plonger dans les flots

Et avaler des poissons...

 

Mais depuis pas mal d'années

Je suis resté sur le "plancher des vaches",

C'est pourquoi j'aime la mer

Avec ses ciels, ses nuages,

Et cette envie de l'embrasser...

Douceur et poésie, même dans la brume

Et les soupirs des vagues...

 

Ne restait que la pluie

Dans une rue étroite

De ce Cherbourg désert,

Pourtant si familier

Que fuyait un fantôme

Qui sortait d'un enfer

Près d'un ange qui le suivait...

 

Escorté de quatre sirènes

Couvertes de lumières

Sur les sillages d'or

Que j'écoutais chanter

Sur leurs harpes d'argent,

Jusques aux portes de l'aurore

Et le silence de leurs voix...

 

Mon rêve n'avait pas cessé,

Que les sirènes s'ouvraient au ciel

Cherchant à atteindre

L'inaccessible étoile

Que je n'ai jamais trouvée...

 

Laissez toujours couler

Les fontaines d'amour,

Chantez, fuyez le vent

Tant que vibrent vos coeurs

Le vent qui siffle dans vos mâtures

N'ont pas d'oreilles

Pour vos paroles...

 

Et je me crois à Baltimore,

A New-York ou dans l'ouragan...

 

Mais je suis proche, très proche

De la magie du ciel

Et crois entendre le Bosco

lâcher ses éboulis de mots

Qui, ma foi, ne voulaient rien dire,

Et buvant son whisky

Tout en se léchant les babines,

Les yeux toujours levés

Sur le mât de misaine...

_ Ineffaçable souvenir !_

 

 

                            Joseph AMOROS

                              13 décembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Joseph Amoros - dans LA MER
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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 18:14

 

 

 

 

 

 

 

Le port de ma dernière chance

 

Dans les promesses de mes rêves

Mon cœur a chaud de souvenirs

J’irai dans tous les ports du Monde

Chanter le nom de mes navires

Et mon Dieu, que la Terre est ronde !

 

J’écouterai hurler le vent

De l’Horn à la Bonne Espérance,

Retrouver tous les océans,

Le port de ma dernière chance…

 

Chaque heure a ses secrets,

Ses chagrins, ses silences…

J’entends les trompettes du ciel...

Qu’est devenue l’Humanité

A-t-on perdu le temps d’aimer ?

 

Une vie de Paix et d’Amour

Qui soit de douceur et de rêve,

De tendresse et sensibilité,

Les yeux toujours sur l’océan,

L’âme sur ma terre oubliée…

 

Une vie à perte d’infini

Un ciel aux couleurs irréelles,

Des milliers d’étoiles dans la nuit

Qui dansent une ronde éternelle…

 

Nos voix se perdent dans le vent,

Un voile noir cache la lune,

Le mât de hune dans la brume,

Que sont devenus mes vingt ans ?

Mon cœur d’inépuisable offrande

Qui s’ouvrait à mes amitiés…

 

Qu’une source m’appelle

Aux confins d’une attente

Et le ciel m’offre à boire

Aux défis de l’orage…

 

Que sont devenues mes errances

Qui se lovent dans ma mémoire

Et les regrets de mes silences…

 

D’ invisibles sillages

S’ouvrent à mon étrave

Qui fend l’eau de la nuit …

 

Dans le ciel se signent les mâts,

Les matelots parlent de cales,

D’ombres, de cyclones et d’escales,

De cris, d’étraves et de temps…

 

L’Eternité perdue me donne

Des vertiges à chercher mes bateaux

Dans de vagues horizons…

 

      

                                   Joseph AMOROS

                                   6 décembre 2016

 

 

« S/S Schiaffino »

Alger

9 Juin 1953

 

 

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Published by Joseph Amoros - dans TEMPS
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 14:52

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un Noël de Lumière

 

Noël sera bientôt là,

Non loin de l'appel des clochers,

Que Bethléem ouvre ses bras

Près d'une étoile qui scintille

Sous les paillettes d'or

D'un merveilleux sapin...

 

Des pèlerins sont en prière

Près de la crèche où dort Jésus,

Des mages, des bergers

Aux gestes d'autrefois

Que je retrouve encor

Dans les orgues du temps...

 

Toute la famille est là,

Embrasse nos visages

Dans la sincérité de l'âme

Comme une ronde d'étoiles

Dans le fond de mon coeur...

 

Et je prie pour que cette nuit

Soit un éternel renouveau

Qui  bercera nos souvenirs

Dans l'inébranlable espérance

De plénitude et de joie

De nos prières et nos louanges...

 

Parce-que je suis heureux...!

 

Des dentelles de givre

Ont effacé mes pas,

Un horizon s'enflamme

Au front de mes pensées...

Il neigera demain

Dans les frissons de l'aube...

 

Ecoutez les rires et les chants,

J'entends la mer de mon enfance,

Alors que je parle aux étoiles

Sans que pleurent mes yeux...

 

Mais je vous prendrai

Dans mes bras,

Heureux de toutes vos présences

Quand je vous appelle à ma joie...

 

Qu'une lueur d'espoir

Soit dans votre regard,

Et que brille le ciel

De ses ineffaçables souvenirs

Qui embrasent vos coeurs...

 

Joyeux Noël à vous tous !

 

                            

                                    Joseph AMOROS

                                   3 Décembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Joseph Amoros
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 20:28

 

 

 

Dans un univers de lumière,

J'entends de célestes instruments

que des initiés antiques

ont déposé sur ma couchette...

Une guitare, une trompette

une flûte, un accordéon,

alors qu'un ange solitaire

a disparu dans l'océan...

Mais moi, je crois à cette terre,

aux cieux, l'univers, et le vent

Comme si j'étais seul dans ce monde...

Je ne bois que la pluie

aux fontaines du ciel,

en chevauchant les vagues

à me couper le souffle...

 

Je marcherai vers le soleil

malgré la distance et le temps,

ne toucherai, je vous promets

ni à l'opium, ni au tafia

Juré ! Sur mes chemins de vie !

Je marcherai à pas feutrés...

 

                                               Prends garde à ton honnêteté,

                                                à la valeur de tes promesses

                                               et n'oublie pas tes gratte-ciels...

 

Que me berce le vent

et que chante la mer,

New-York à deux lieux

de mon cœur...

sur le gaillard d'avant

les goélands s'amusent

et les dauphins aussi...

J'aperçois « l'Empire State »,

mon cœur bat la chamade

et je me désespère

d'être à « Brooklyn » ce soir...

L 'instant est magicien

sur cette « 5ème Avenue »...

Les vagues, les embruns

ne me concernent plus,

Brooklyn me tend les bras

sur le mât de misaine,

et je suis le premier

à sauter sur le quai...

J'ai presque envie de m'envoler

et de tomber sur « Central Park »,

tout comme un oiseau

dans le vent...

 

New-York, te souviens-tu de moi ?

 

                                                   Joseph AMOROS

                                                     26 novembre 2016

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 13:16

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Havre murmure et s'endort

quand les grues taisent leurs causettes,

le vent se rue dans une cachette

sans que nul ne l'ait aperçu...

 

Un navire a franchi la passe

et réveillé toute la rade, 

sans feux, de pavois, de charade

ni de sirènes mal venues...

 

Du coup, dans tout le Port du Havre

tous les murmures se sont tus, 

et toutes les cloches des Eglises 

ont carillonné toute la nuit...

 

J'étais de garde cette nuit là,

mais dans ce tintamarre fou

je n'ai pas fermé mes paupières

et resté toute la nuit debout...

 

Et ce n'est qu'à ce moment là,

que je suis tombé de mon lit !

 

Je ne saurais parler de mes ballades sur le Pont

que je passais à récupérer 

après ce rêve que j'avais fait

Et cette inoubliable escale 

dans ce Port que j'aimais...

 

Que les "Havrais" dorment tranquilles,

plus de cloches, de sirènes,

ni de murmures dans la nuit...

Et je m'efface doucement 

sur la pointe des pieds

pour que je trouve sans tarder 

ce poème qui trotte dans ma tête...

 

La Mer me coule dans les veines, 

je la cherche au fond de mon coeur 

quand elle chante à mon oreille,

que dans mon âme elle pleure...

Ses océans je les respire

quand au matin j'ouvre un hublot,

ou qu'ils me disent leurs grands âges

je préfère ne pas les fâcher

avec "toute une éternité"

leurs vagues successives

se cassent dans les flots

répandant leurs échos

comme une voix dolente

qui déchire mon coeur...

 

Laissez-moi retrouver 

les orgues du bonheur

mes sentiments profonds,

et les mots qui tremblent encore

dans l'écume des heures,

et le pourpre du jour...

 

Dans les frissons de l'âme

se love ma tendresse,

une cargaison de joies

de bonheur et d'amour...

 

D'invisibles mirages

flirtent avec le vent,

le goût salé du large,

des abysses sans fond,

et tous ces sublimes instants... !

 

Les yeux toujours braqués

sur d'éternelles aurores,

de la "Porte océane", au Cap d' Antifer... 

 

 

                                 Joseph Amoros

                                                 Le 20 novembre 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 novembre 2011

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