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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 14:15

 

 

 

 

A l'ombre de la nuit,

Le ciel s'est effacé

Comme un feu toujours éteint

Dans un silence inattendu

Comme si le monde allait crouler...

 

D'invisibles sillages

Me semblent étrangers,

Echappent à mes regards

Alors que sur un quai

J'entends mugir la houle

Dans un rêve muet...

 

Monotonie du ciel,

Grisaille d'un matin,

Perdu à l'horizon

Qui me parle de sorties

D'escales et de filles 

Alors que je n'entends plus rien !

 

Une source invisible

Se colle contre mon coeur 

Et dépouille mes rêves

D'un ciel privé d'étoiles...

 

Et le silence d'un monde

Qui me semble d'exil

Encore incandescent...

 

Et je vis cette histoire

Qui m'appartient déjà,

Naufragé d'un rivage,

D'un havre trop lointain...

 

Tous les tambours du Ciel

Résonnent dans le vent,

Et mes larmes, mes cris

Ne semblent pas utiles...

 

J'appelle la lumière

Que je sens dans mon coeur

Et mon bonheur de vivre,

Cette aube éternelle

Qui ne me quitte pas...

 

Je resterai toujours

Etranger à la mer

Et ses nuits de silence,

De lumière, de regrets

Qui se lovent dans l'oubli...

 

Dans le calme du jour

J'entends pleurer le monde

Qui sans pitié se noie

Dans les salives des mers...

 

Mon "S/S Cap Hadid "

Qui revient de Hambourg

S'approche de Dunkerque...

 

Coudé au bastingage,

Je rêve de ce port

Devant l'infini de la mer,

Des algues, du sillage

Les yeux braqués sur l'horizon...

 

J'irai cueillir demain

La flamme de ma vie,

Ressusciter l'aurore,

Pour que Bonheur et Grâce

Illuminent nos joies !

 

 

                                      Joseph AMOROS

                                    31 mars 2017

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 12:23

 

 

 

 

(Juillet 1936- Avril 1939)

 

Les mots deviennent solitude

quand on retrouve la tristesse,

la dignité humaine

Et cette froide et absurde

dictature de quatre ans

d'impuissance, de rage, de vie

vécue et assumée

durant quatre ans...

 

L'éternelle raison de l'humanité,

son destin, son époque, la réalité

de l'homme, son approche, son émotion,

oublient son vide et son espoir...

Il ne restait que la parole

aux membres de notre famille, 

des Républicains

qui ont lutté, perdu ou gagné

leurs combats

pour la vie, l'Espagne, la liberté...

 

Vivre leur angoisse, leur espoir,

leurs souffrances et leur mémoire,

la guerre, la révolution,

le sens de la lutte,

leur amour, leurs enfants,

cette douleur au fond du coeur...

 

Espagne, ma tristesse,

je voudrais écouter tes chansons,

retrouver ton soleil,

l'écho de tes tendres mots

et les poèmes que vous écrivez

pour me rapprocher de toi, ma bien-aimée

où mes parents, grands-parents

me rappellent mes ancêtres...

Leur émotion profonde

d'espérance et de vérité

comme celles de toute notre famille...

 

Ceux qui ont quitté l'Espagne

quand ils étaient jeunes

et vécu en Algérie

durant des générations...

 

Nos parents et grands- parents

sont décédés avant

la fin de la guerre d'Algérie...

 

Et notre départ pour la France

en 1961

 

España Mia nunca te olvidaré...!

Mon Espagne, jamais je ne t'oublierai... !

 

 

                                      Joseph AMOROS

                                       31 mars 2017

 

 

 

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 14:55

 

 

 

 

Lorsque je naviguais

J'aimais tous les contacts,

Discrets et fraternels

Et je n'ai pas changé...

Jamais de dérive bohème

Chaque jour que Dieu fait,

Vivre et vibrer dans l'âme

Croire que le ciel est bleu...

 

Des orgues de la mer

Aux cortèges d'histoires

De rires et de chants,

Notre seule quiétude

Avant les quarts en passerelle...

 

Que la foudre et le vent

Nous épargnent un naufrage,

Et dans un court présage

Interroger les cieux...

 

Notre "Marie des Fleurs"

A largué les amarres

De Sète pour Casa,

Alors que Lisbonne nous attend

Pour lui livrer notre cargaison

De vin blanc, rouge, rosé !

 

"Tous les matelots sur le pont !"

Nous allons filer pour Lisbonne

Et bientôt le Cap Saint Vincent

Et toute la côte, jusqu'au Tage...

 

Croiser la Tour de Bélem,

Celle du quartier de l'Alfama,

Et Santa Lucia...

 

Nous sommes à quai,

La nuit Lisbonne est magique

Avec ses nombreuses tavernes

A Fado, et les guitares envoûtantes,

Nostalgiques et typiques...

Le Fado chante toute la magie de l'âme...

 

Cabarets à la mode,

Et les bons restaurants,

C'est le pays rêvé de l'éternel printemps

Je connaissais ce port 

Qui m'était familier

Mais nous avons rejoint le bord

Et retrouvé notre couchette...

 

Au lever du matin

ous étions sur le pont,

"Au boulot!"

Une cascade d'images

Tournait dans ma tête,

Et je n'étais pas seul !

L'aurore se levait

Et le soleil aussi,

 

Adieu Lisbonne, adieu !

 

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:43

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand l'heure fugitive

nous appelle sur le pont,

contrôler les cales, et les baches tendues...

 

Je me souviendrai toujours

de ce lointain obscur

où le ciel se levait

quand le vent se calmait...

 

Je m'étais endormi dans la joie,

l'air était frais, dans la lumière,

mais je gardais dans ma mémoire

le port que nous devions toucher

Rio

Il faisait une nuit

noyée dans l'immensité

lunaire de ce port,

j'ignorais où je me trouvais.

Et quand un ange tombe du ciel...

 

Un essor lumineux m'engloutit

tout entier sur le gaillard d'avant...

Dans l'éternel oubli, je cherche le silence

« Que fais-tu pour me relever ? »

le secret qui te tient, ce mystère,

j'ai failli tomber à la mer !

 

Le soleil pâlit à l'aurore,

le jour inonde mes paupières,

dans ce monde qui nous détruit,

même les eaux vont se tarir

et les astres errants se perdre...

 

Mais revoir Rio est un enchantement :

les favelas, la plage de Copacabana

le Pain de sucre avec le Christ

aux bras démesurés,

Ipaména, la Guanabara, le Corcovado...

 

Dans ce Rio que j'ai tant aimé...

Je marchais à petits pas

sur la plage de Copacabana...

Et tout près de ces rives d'or

de magnifiques lumières...

 

Quant à cet océan que nous avons traversé,

Jadis, et tu me comprendras,

de célestes marins voguaient

à rames sous le vent...

Loin de ce temps restent nos vies,

et notre monde est une image...

Rio

étincelle de mille feux

qui se perdent dans les étoiles

Flots d'azur, de cristal

à l'entrée de ce port où je n'ai fait

escale qu'une seule fois...

 

Adieu Rio, Copacabana,

carnaval et ses serpentins...

que je garde en mon cœur...

 

Joseph AMOROS

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 19:24

 

 

 

 

 

Les sirènes de Capri

 

Quand solitaire et triste

Je marche sur un quai,

mes pas sont si légers

que je me sens des ailes

lorsque le soleil

ressuscite l'aurore...

Sûr, je m'envolerai

dans l'infini du ciel...

 

Mais la hantise me fait peur

et interroge mon esprit,

ma lucidité, et mon inspiration...

 

La lumière des ports

est toujours envoûtante,

Naples, Anvers et Rotterdam

m'émouvaient chaque fois...

 

Un ciel d'azur et de gaieté

m'amuse comme un vieux bateau

qui s'est échoué sur la plage...

Je me trouvais sur le Tanker ship « Eagle »

en baie de Naples en 1945.

 

J'avais alors 17 ans...

 

Quant aux sirènes de Capri,

j'ai eu le bonheur de les voir

sur une petite plage

qui fut le théâtre d'une vision

que je n'ai jamais oubliée...

 

A quelques pas de moi,

un coffre que je n'avais pas vu

entouré de quatre sirènes

qui disparurent avec le coffre... !

 

Malade, je quittais Capri

et retrouvais mon navire

en baie de Naples.

L'équipage de mon navire

se mit à rire en arrivant à bord,

mais toute la ville de Naples

fut au courant de cette aventure

que j'oubliai sur le champ.

 

Quant aux sirènes de Capri

deux grands rochers

portent leur nom...

 

 

                                         Joseph AMOROS

 Aux sirènes de Capri

plage de Capri

Tanker ship « Eagle »

30 mai 1945

Histoire vécue

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 17:02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je te cherche dans la pénombre,

Tombent des cordes sur les fleurs,

Nuages noirs cherchent mon ombre,

Je prie un ciel aux cent couleurs...

 

Là-haut sous les pins, la montagne...

Cachons- nous, restons à l'abri,

Trottoirs mouillés n'ont pas de charme

Sur les étoiles tombe la nuit...

 

Le Bosco siffle sur le pont

Et moi je quitte la passerelle...

On a fauché ma boîte de thon,

Tandis qu'on crie "La vie est belle !"

 

Laisse frémir les roses

Et cherche d'autres fleurs,

Que fait-on à pluviose?

Les cacher sur ton coeur...

 

Chacun va son chemin,

S'accroche à l'horizon,

Qu'importe le glaçon,

Ne manque pas ton train...

 

Les pièges de Gavroche

Ça te rappelle rien?

Mais moi je me souviens,

Tu vas manquer ton coche !

 

Dans ma tendre jeunesse

J'ai volé des cerises

Et prié à l'Eglise

Pour un baiser tendresse...

 

Tu me rappelles mon enfance,

Qu'importe s'il pleut aujourd'hui,

Et que je chante le Dimanche...

 

                                    Joseph AMOROS

                                 14 mars 2017

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 15:24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La brise flanche, le vent se lève,

Une sublime tempête va nous tomber dessus...

Accoutumé du ciel aux vertiges solaires

d'une mer soulevée comme une plume au vent...

 

J'écoute les clameurs jusques au paroxysme

tandis que l'étrave est dans le bénitier des eaux...

Que dans l'infini de la route

les vagues roulent leur chemin...

 

La houle est calme, le ciel est bleu

comme une âme dormante caressée de soleil...

Et puis la nuit viendra

qui cherche seule les étoiles

Jusques aux couleurs du matin...

Palpitent les échos d'une indicible enfance,

tout près de la fontaine

où nous allions jouer,

je marcherai encore

sous les cyprès géants où dorment nos parents,

 

Une âme solitaire

qui vient se recueillir...

Elles se sont allées du temps

qu'elles étaient belles

comme poussière au vent,

les ombres du passé...

 

Cette terre éternelle

que je porte en mon cœur

d'où résonnent les battements de tambours,

ce village qui me retient encore,

où les larmes alourdissent ma peine,

parfume tous les lieux...

 

Je m'étais imprégné

des odeurs de couscous,

et j'aurais aimé frapper

à toutes les portes closes,

comme ferait un ange

devant notre maison...

 

Tel un fantôme,

je partais,

quand le village s'éteignait...

 

Au revoir ma terre bien aimée...

L'infini d'un matin

sous un soleil de braise

éclaire toutes les choses...

 

                                                     Joseph AMOROS

                                                      11 mars 2017

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Published by Joseph Amoros
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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 13:18

 

 

 

 

 

Que ma pensée s'envole

Dans l'espace du temps

Quand mon ciel s'obscurcit

Au creuset de mon coeur...

 

Je ne meurs pas de soif

A l'ombre des fontaines,

Et sème mes sourires

Au monde tout entier...

 

Mais laissez-moi partir

Dans un vent de légende

Avec son poids de ciel

Aux parfums de lavande...

 

N'existe plus le jour

Aux couleurs de l'automne,

Les lys dont la douceur

Eveille le matin

 

Que le rire des fleurs 

Apaise tes regrets...

Je ne veux pas de billes,

Et non plus d'émeraudes...

 

Dussé-je partir

Avec mes yeux mouillés,

Sur mon navire à quai,

Je jetterai des roses...

 

Et dans mon souvenir

Vous laisserai mon coeur...

 

Fidèle à mon amour,

Mon navire m'attend.

Je monterai à bord,

Dégrisé de coca, de bière,de limonade,

Et non de ce whisky et de cette vodka

Dont je ne me passe pas...

 

                                                 Joseph AMOROS

                                             9 mars 2017

 

 

 

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 14:16

 

 

 

 

 

 

Une neige céleste

avide de soleil,

je pars haletant

en détournant la tête...

 

Vautré comme un mouton,

au propre, au figuré,

je cherchais,

au pied d'un phare,

une pierre aux cicatrices

d'épaves abandonnées...

 

Si vous en avez envie,

parlez-moi du monde,

du présent, du passé,

moi j'écris dans l'Azur

et je cherche le vent

qui s'enfuit, qui revient,

en dépit des appels passés

interminables.

 

Lorsque d'une rive à l'autre

j'écoute

de multiples murmures décroissants,

dans les couloirs de l'ombre,

sous les rideaux de pluie,

me reste la tendresse

que je porte à la mer,

du seuil de mes instants

de mots et de silences...

 

« Tournez le treuil du Cabestan

et que la manœuvre soit la bonne ! »

 

Dans l'attente du temps,

à chercher mon Amour,

le cœur blotti sous les ailes d'un ange,

les yeux fixés au ciel,

et dépasser le temps,

les sables du désert,

la hauteur du soleil,

ma combativité...

 

J'abordais le secret de la vie,

les rires des guindeaux,

dans la douceur du jour...

 

Console-toi de tout,

et cesse tes soupirs...

 

« Regarde tomber les grêlons !»

 

Enraciné au fond de mon âme,

cet amour magnifié que je porte en mon cœur...

 

 

                          Joseph Amoros

                                             5 mars 2017

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 14:23

 

 

 

 

 

 

Patrie

 

Mon ombre étrangère,

Mon grand amour réconcilié,

Laisse à l'oubli

Le temps qui passe,

Mon coeur aux mousses de l'été...

 

Avec un ciel tendre dedans,

A me donner la mer promise,

Avec ses ressacs de misère,

Un long désir inapaisé...

 

Depuis plus de cinquante cinq ans,

Je te rejoins à pas comptés

A contresens de ma mémoire...

 

Me reste au gel de mes saisons

Qu'un dernier soleil de juillet

Sur le sillage d'un navire

Où va l'écume de regret,

Et ne vois plus du soir

Tomber l'or des étoiles,

Sur le rivage lointain

De mon exil amer,

Mes horizons de pins

Et mes sentiers de chèvres...

 

Depuis un demi siècle

J'ai pleuré ce pays

Ceint de pourpre et d'azur...

 

Pas une âme ne m'a dit :

" Reviens me saluer!"

Oublieuse pitié

De toute ma mémoire...

 

Mon coeur flotte à mon front attristé

Sous la douceur du crépuscule

Couleurs de rouges horizons,

Et le poids du monde s'en va...

 

Les feux vacillent dans la nuit

Qui me rappellent mon enfance,

Je reconnais toutes les marches

Qui me menaient à ma maison

Presque à tâtons dans le silence...

 

 

 

Ma tête est un ilôt

Qui ne sait où aller,

Et s'accroche au réel...

 

Je sens le passé immobile

Presque sur le bord de ma vie,

Et l'image de mon village

clôt mes rêves enfouis...

 

Solitaire est mon pays

Quand j'ouvre les yeux dans mon lit...

 

                              Joseph AMOROS

                         1er mars 2017

 

Mers-El-Kébir

Algérie

1961-2017

 

 

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  • : Le blog de Joseph Amoros
  • : Un voyage poétique à travers le monde des souvenirs du marin poète Joseph AMOROS. Poèmes, récits, nouvelles et contes pour vous faire rêver et vous divertir !
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Date de création

14 novembre 2011

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