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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 19:17
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On nous les a décrits sous différentes formes,
 
Casqués, bottés, toqués, poilus, petits ou grands,
 
Sous mille aspects divers, hostiles ou charmants,
 
En plantes à raison, terribles et difformes,
 
Et pour un avant-goût des guerres à planètes,
 
Des films et des livres d'anticipation,
 
Hantent nos pauvres esprits de folles invasions 
 
Qu'inspirent les soucoupes qui tournent sur nos têtes.
 
   
Surgis là, de l'incommensurable faîte,
 
 Incrustés de poussière d'or et de diamants,
 
Des engins, des bolides passent étourdissants.
 
 
imagesCAWNTTRB.jpg 
 
Et de tourner aussi notre terre s'arrête.
 
 
Il semble tout à coup qu'ils viennent tout raser,
 
Sous une pluie de feu, de flammes dévorantes,
 
Détruisant des cités, qui, dans l'ombre géante,
 
Soudainement frappées, brûlent et vont s'effondrer;
 
 
imagesCAD50DGT 
Et comme des vaisseaux qui se suivent sur l'onde,
 
Des Martiens en soucoupes envahissent le Monde!
 
 
 
 
Mais vous, les grands savants qui sentez leur présence,
 
 Ne pouvez- vous unir les peuples de le Terre
 
Qui ne frémissent point de se faire la guerre
 
Mais qui du ciel ont peur et tremblent d'impuissance ?
 
Y croyez- vous vraiment à ces monstres aériens ?
 
 
imagesCA71EPFV.jpg 
 
 
Faut-il attendre d'eux de mortelles alarmes
 
Pour qu'une course folle à de nouvelles armes
 
Verse et souille de sang la terre des humains?
 
  imagesCATLMMPN
Oui, surveillez le ciel, et surveillez le bien!
 
Et  s'ils venaient un jour, ces si étranges êtres,
 
Il se peut, voyez- vous qu'ils enseignent peut-être
 
A notre humanité la bonté et le bien !
 
 
  imagesCAJ55QYP.jpg
 
 
Qu'ils apportent du réel aux songes fantastiques
 
Qui naîtront aux pensées  des hommes de demain.
 
 
Et  si, pour s'amuser, nous leur tendions la main?
 
N'est-il pas tout permis en cette ère atomique?
 
Et qui nous dit qu'un jour les terriens n'iront pas
 
Après de longs voyages interplanétaires
 
Vivre une idylle née de rêves imaginaires
 
Sur ces vastes planètes perdues dans l'au- delà?...
 
 
                              Joseph AMOROS ( Mers- El- Kébir- 1954)
 
 
 
1938 :  Orson WELLES connu à la radio pour  ses adaptations d'œuvres littéraires, excella particulièrement
 pour celle de La Guerre des mondes de HG Wells, qu'il présenta le 30 octobre 1938 sur les ondes, avec tant
de réalisme dans sa réalisation qu'elle persuada une partie de l'Amérique d'une invasion en direct par les Martiens.  
1953: Film américain : " La Guerre des Mondes" de Byron HASKIN  
1957: Film japonais d'Inoshiro HONDA "Prisonnières des Martiens"...
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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 17:52

 

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Cinq, quatre, trois, deux, un,zéro!

 

La fusée pour la lune s'élève tout là-haut,

 

Le monde entier la suit, à l'oeil, puis aux écoutes.

 

Un homme est à son bord qui corrige sa route.

 

Parviendra-t-il au terme de sa course au néant?


Poser son pas craintif sur l'astre flamboyant?

 


imagesCATIDI4A.jpg 

 

 

Nul ne le sait, et lui, dans sa prison céleste

 

Prie, les yeux perdus sur le globe  terrestre

 

D'atteindre l'astre mort qui sûrement le nargue,

 

L'invitant à fouler sa céleste Camargue...

  


Il est là le réel de ce vide absolu

 

Qu'il fend sans se soucier de sa fuite éperdue

 

Saluant en pensée quelques cent satellites,


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Pionniers et Spoutniks, pluies de météorites,


Forêt d'objets flottants que les hommes ont lancés;


Le ciel a-t-il ainsi été contaminé?

  

 

C'est une mer peuplée des débris de naufrages

 

C'est un azur souillé d'ambitions et de rages;

  

Les veilleuses du soir n'ont plus lieu d'exister;

 

On les dirait, si pâles, qu'elles vont s'exiler

 

A l'infini où nul ne pourra les atteindre,

 

Fuyant comme des damnées, elles semblent s'éteindre.

 


Et l'homme, sans pitié, à leurs trousses poursuit

 

Son vol vertigineux dans l'abîme des nuits.

  

Lune, Mars, Vénus! Toutes subissent sa trace!

 

Il  y a apporté les péchés de sa race:

 

Orgueil, vanité, cruauté, infamie,

   


Quand s'arrêtera-t-il de fouler l'infini?

   

Pourquoi n'avoir sur lui rejeté cette haine?

 

Sans lier l'Univers à sa terrestre chaîne,

 

Le rêve qu'il cherchait, il ne l'a pas trouvé

 

Dans une baie du ciel, ce Royaume est caché...

 


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                            Joseph AMOROS (Oran-1954-)

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 17:39

 

 


 

blanche-neige.png

 

 

 

 

Murmures, brouhaha, que de bruits, de lumière;

 

Rumeur indescriptible qui des gradins de pierre

 

De l'arène s'élève, et tout le monde attend

 

Que tombe la nuit bleue, que ces couples charmants

 

Virevoltent déjà, que l'attente s'achève

 

Avant que Sire Temps emporte notre rêve.

 

 

Une à une, là-haut, les étoiles s'effacent

 

Et semblent jalouser celles qui les remplacent.

 

 

La pluie se plaît alors à confier ses larmes

 

Mais son chagrin est court et rien ne rompt le charme.

 

 

 

Les clowns sont arrivés... ; des cascades de rires

 Cirque-Clown-Boomerang-1-copie-1.jpg

Donnent place aussitôt à de charmants sourires

 

 

Lorsqu'apparaît aux yeux un bal de champignons,

 

Blanche-Neige, le prince et ses  sept compagnons,

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Les gracieuses joueuses d'un match de football,

 

La petite souris qui, sans queue, se désole.

 

 

Que tout est beau ce soir! Que tout est féérique!

 

 

L'éclatant diamant de la boule magique

 

 

Qui, dans l'obscurité, brille de mille feux

 

Semble nous inviter à formuler un voeu.

 

 

C'est l'heure éblouissante, légère et romantique

 

Des glissades sans fin qu'annonce la musique.

 

 

Belle valse de vienne, O beau Danube bleu

 

Que les fées de Petter au sourire  précieux

 

Rendent sous le faisceaux plus frêle et magnifique.

 

 

La foule t'applaudit  sans cesse et te réclame ;

 

 

Longtemps après la fin tu danses dans mon âme.

 

Mais comment définir tout ce que je ressens

 

A vouloir retrouver de semblables moments.

 

 

Merveilleuses sirènes sur ce miroir de glace

 

Lorsque vos jeunes  corps s'élancent dans l'espace.

 

 

Vous faites naître en moi des rêveries touchantes

 

 

Par vos élans légers et vos grâces troublantes

 

 

Et je voudrais alors  durant  la nuit entière

 

Demeurer là... assis sur ces gradins de pierre

 

Et écouter encore le pleur des violons,

 

 

pour graver à jamais ce vol de papillons

 

 

 

Mais nous allons fermer  ce beau livre d'images

 

C'est la fin... et j'hésite à la dernière page.

 

 

 

 

                                                                    Joseph AMOROS (Oran 1953-1954)

 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:34

 

 

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WEEK-END SOUS UN PARAPLUIE

 

 

 

Bénédiction du ciel à la terre assoiffée,

 

Dame pluie nous apporte un peu de nostalgie

 

Quand elle va bruisser dans sa trame serrée

 

Sur les prélarts des cales et le Gaillard d'avant...

 

 A travers les hublots, nous l'avons vu tomber

 

 Légère et capricieuse

 

Sous un ciel gris couleur de linge mal lavé

 

Où boudent, semble-t-il, de timides pleureuses.

 

pluvieux-copie-1 

 

 Et je voudrais alors sortir, déambuler

 

Pour saisir sur le vif mille petites choses

 

Qui m'arrachent du bord et de ce  nid douillet,

 

Ce poste, où matelots silencieux et moroses

 

Rêvent et cherchent  l'oubli de sombres compromis ;

 


Dehors tout est plus clair et mon coeur va flâner,

 

Courir sur les vieux quais où grincent les aussières

 

Et s'hérissent les mâts des navires ancrés,

 

Longues masses vivantes inondées de lumières...

 

 

 

La ville sous l'ondée, se tient là... assoupie,

 

Vaste brasier couché au pied de la colline

 

Où Santa- Cruz aussi semble s'être accroupie

 

Comme pour apporter sa protection divine.

 

 

 

Immense désespérance de ces rues sous la pluie

 

Où s'attardaient encore les promeneurs du soir,

 

Vagabonds, amoureux, qui attendent, s'ennuient,

 

Fument et font les cent pas sur les larges trottoirs,

 

C'est l'heure où le beau sexe faisait apparition

 

Sur les grandes artères du centre et des boulevards,

 

Un enfant vend encore la dernière édition

 

Aux clients accoudés aux guéridons des bars.

 

 

Je suis mouillé comme un canard,

 

Mais je me surprends à rêver

 

En remontant la rue d'Arzew

 

A tous les néons de Broodway

 

Où je voudrais mettre les pieds...

 

 

 Je rêve...


 Ce n'est pas sur ce bateau- là

 

 Que New-York me tendra les bras...!

 

 

Demain nous quitterons Oran

 

 Pour Casa, Dakar, Capetown,

 

Port-Elisabeth, East-London, Durban

 

 Beira et peut-être bien Napoli...

 

 Et "Tutti Quanti", mes amis!...

 

 

 Le poste est calme, je suis rentré

 

 Sans aller revoir mon village,

 

 Mais j'ai tellement fait de bruit

 

 Que j'ai reçu quatre "godasses"

 

Et deux cendriers sur le nez...

 

 

 

 

C'était hier... Un jour nouveau

 

Est né, craintif et irisé,

 

Il pleut encor bâbord-tribord

 

Le vent souffle sur les mâtures

 

Et vogue , vogue à l'aventure...

 

 

 

 

                                     Joseph AMOROS

                                                              s/s Commandant Dorise                                                                               Oran- 1946

 

 

      

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 17:33

 

 

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Petite main

 

 

 

Petite main tu trembles

 

parfois lorsque tu couds

 

De merveilleux ensembles,

 

Et tes regards jaloux

 

Dévorent en pensée

 

D'autres mains plus savantes

 

 

Qui  là- bas sous la lampe

 

Tirent, tirent sans arrêt.

 

 

 

 

Petite main sans trêve

 

Au seuil de ton labeur

 

Tu appelles des rêves,

 

Et là, ton petit coeur

 

Bondit dans ta poitrine

 

 

Car tu sais bien, hélas!

 

Que les doux instants passent

 

Et leur fin te chagrine.

 

 

 

Petite main tu vois

 

Dans tes songes dorés,

 

De gracieux minois

 

Parés de nouveautés

 

De Fath ou de Balmain

 

Et, là tel un mutin

 

Ton petit coeur tressaille,

 

L'espoir qui le tenaille

 

L'a rendu plus serein.

 

 

 

Dans les salons des Reines

 

Où des étoiles naissent,

 

Les autres disparaissent

 

Dans les salons de peine,

 

Et elle est là ta place,

 

 

C'est toi qui crée... C'est bien,

 

Mais l'attente qui lasse

 

Est un art bien certain.

 

 

 

 

                                                               Joseph AMOROS  (1956- Oran)

 

 

 

 

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Published by Joseph Amoros - dans FAMILLE
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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 00:13

 

 

  

images 

 

 SAINT-ETIENNE

 

 

 

La plus belle ville du monde?

 

Celle qui m'a tendu les bras!

 

Ne m'a fallu qu'une seconde

 

Pour que je l'aime, croyez- moi,

 

 

 

En débarquant à Châteaucreux

 

 

La mi- juillet 62...

 

 

 

Avec mon blue-jean délavé,

 

Mon coeur de pied-noir mal rasé,

 

Ce coeur tendu, ce coeur de braise

 

 

Qui saignait Algérie Française,

 

Et mon balluchon de poupées

 

Elles aussi rapatriées...

 

 

 

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La plus belle place du monde?

 

Bien- sûr, la place Fourneyron!

 

 

Ne m'a fallu qu'une seconde

 

Pour reconnaître la maison

 

 

Au vieux toit couvert  de charbon

   

A même le nid de cigogne

 

Où dans un petit lit gigogne

   

Menottes et  beaux cheveux blonds

   

Dansaient dans mes larmes de joie...

 

 

 

 

Le coeur enfin des Stéphanois?

   

Le plus généreux de ce monde!

 

 

Ne m'a fallu qu'une seconde

 

Pour que j'en trouve le chemin...

 

images kiosque (1) 

 

 

Le boulanger, le pâtissier

 

Et le marchand de papiers peints,

 

Le boucher, l'épicier du coin

 

Et la fleuriste du quartier

 

 

 

Ont fait que j'aime à revenir

 

Souvent au pied de tes crassiers,

 

Saint- Etienne, me souvenir,

 

 

 

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Oui, mais aussi te remercier!

 

 

 

 

 

A la Ville de Saint- Etienne qui nous a accueillis en Juillet 1962

 

Et au Caveau Stéphanois que je porte en mon coeur.

 

Toute ma reconnaissance.

 

Joseph AMOROS 

 

 

 

 

 

 

 

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 20:50
                     

 

 

 

 

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ORAN  brûlait,

 

   ORAN  pleurait,

 

      ORAN  saignait...

 

 

 

Et  les télés pleuvaient

 

Des balcons des immeubles

 

Du quartier Saint-Eugène

 

D'où je devais partir,

 

Pour ne plus revenir...

 

 

Les clameurs de l'exil

 

Eclataient dans ma tête...

 

Seul un dernier regard

 

Dans cet appartement

 

Où nous avions vécu

 

De tendresse, d'amour,

 

De cris de joie, de larmes

 

Toutes ces heures bleues

 

A jamais emportées

 

Par le vent de l'Histoire...

 

 

Je refermai la porte,

 

Les larmes dans les yeux,

 

Mon grand sac de marin

 

Accroché sur le dos

 

Celui qui sentait bon

 

Les quais du Havre, et de Durban,

 

L'embrun de tous les océans

 

Dans lequel j'avais entassé

 

Les seuls trésors que j'emportais :

 

Les poupées de mes deux enfants.

 

 

 

Je regardais le ciel

 

Qui m'offrait aux adieux

 

ses flamboyants pastels,

 

Un ciel constellé

 

Encore et toujours

 

Des "oiseaux de l'exode"

 

Partis de la Sénia...

 

 

 

Un jour allait mourir

 

Qui me brisait le coeur,

 

Un coeur blasé de tout,

 

Même de l'espérance...

 

 

 

Demain, oui, mais demain,

 

Lorsque je quitterai

 

Le ciel de mon enfance,

 

Je laisserai le vent de France

 

Venir sécher les pleurs

 

De ma patrie perdue...

 

 

 

 

                                         Joseph AMOROS

                                         (Oran, juillet 1962)

 


 


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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 21:11

 

 

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  Brooklyn Bridge

 

 

 

Un soir sur le pont de Brooklyn                        Le jour se levait sur Brooklyn

 

Il y avait, il y avait,                                              J'avais rêvé, j'avais rêvé,

 

Un joli petit brin de fille                                     Il n'y avait pas de jolie fille

 

Qui s'promenait, se promenait...                      Qui souriait, qui souriait...

 

Et là sur le pont de Brooklyn,                           J'ai peut-être bu trop de Gin

 

Moi qui rêvais, moi qui rêvais,                          ça fait rêver, ça fait rêver

 

J'ai vu ce beau regard de fille                           J'ai quitté le pont de Brooklyn

 

Me pénétrer, me pénétrer...                        Plein de regrets, plein de regrets...

 

 

 

Mais j'avais si mal à la tête                                Si belle était ma rêverie

 

Que Manhattan m'intimidait,                              L'East River avait à mes pieds

 

Mon coeur n'était pas à la fête                          Une couleur bien plus jolie

 

J'avais trop bu, je titubais...                         Sous le beau soleil new-yorkais...

 

 

 

Un soir sur le pont de Brooklyn                       Un soir sur le pont de Brooklyn

 

Il y avait, il y avait,                                             Il y avait, il y avait,

 

Un joli petit brin de fille                                     Un joli petit brin de fille

 

qui souriait, qui souriait...                                 Que je ne peux pas oublier...

 

 

 

 

 

Couplet

 

 

 

Les gratte-ciel illuminés

 

Comme une profusion d'étoiles

 

Dansaient une ronde infernale

 

Dans ses yeux qui me regardaient...

 

Il y avait, il y avait,

 

Un feu de joie dans ses prunelles

 

Parce- que la nuit était belle

 

Nos coeurs se sont mis à chanter...

 

 

 

 

                                                                                                                        ( Paris, le 16 mai 1963)

 

Paroles de Joseph  AMOROS                                                                  Musique de Guy ORS

               

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 20:53

 

oran 3-32 KEBIR

 

 

 

 

 

 

L'enfant du soleil

 

 

Ne pleure pas,

 

Ami, mon frère

 

Quand tu te souviens du pays...

 

Sur ton lourd fardeau de misères

 

Tu le traînes encor aujourd'hui...

 

 

Ne pleure pas

 

Des nuits entières

 

Des souvenirs qui ont vieilli,

 

Ces coins de rues ,

 

Ces murs de pierre

 

Qui hantent tes jours et tes nuits...

 

 

 

 

REFRAIN

 

 

 

T'es l'enfant du pays, du ciel bleu, du soleil

 

Et de la joie de vivre...

 

 

T'es l'enfant du pays où le ciel et la mer

 

Ont la même couleur...

 

Mais si tu as le mal du pays, du soleil

 

Et de la joie de vivre,

 

Tes amis ont aussi dans le coeur

 

Une immense douleur...

 

 

 

2e couplet

 

 

 

Laisse le temps

 

Sécher tes larmes

 

Si tu ne peux pas l'oublier...

 

 

 

Il n'a rien perdu de son charme

 

Ce coin de terre où tu es né...

 

 

Quand sur lui ta pensée s'arrête

 

C'est pour y cueillir un baiser

 

 

Et l'enfermer dans la cachette

 

Qu'ont tous ceux qui savent aimer...

 

 

 

 

3è couplet

 

 

 

 

Ne pleure pas

 

Ami, mon frère,

 

Tu sais bien que tout est fini...

 

 

Qu'il n'y a rien, plus rien à faire

 

 

   

Pour le retrouver ton pays...

 

 

Mais n'oublie pas dans tes prières

 

 

Ces souvenirs qui ont vieilli,

 

 

Et aime- les la vie entière

 

 

Comme au premier jour de ta vie...

 

 

 

 

 

 

 

                                                     (Paris,13 mai 1964) 

 

  Paroles de Joseph AMOROS                                                      Musique de Guy ORS

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 19:55

 

 

 

                     

      100513A 017

 

 

De tous les souvenirs qui toquent à mon coeur

Erodé par l'exil aux couleurs d'Outre- France,

Un seul hante mes nuits et me donne souffrance,

Eveille mes chagrins, rallume ma rancoeur...

 

 

 

Mon bateau de Juillet aux pavois de malheur,

Le pont lourd à craquer de douleurs en partance ;

Et ce dernier regard au ciel de mon enfance

Tandis que mon pays fuit à toute vapeur...


 

Copie de vue sur le port depuis Santa Cruz    

 

 

Certains écouteront en gauloises chaumières,

Monter de Santa-Cruz de latines prières

Que couvrent aujourd'hui les versets du Coran.

 

 

 

Moi, j'ai les yeux ce soir tout emplis de voilures,

De patios en fleurs, de brunes chevelures,

Et vais, l'âme-espadrille, en ma ville d'Oran.

 

 

 

 

                                          Joseph AMOROS (1962)

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