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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 18:39

 

 

 

Sargasses bis

Republié le 16 août 2017

 

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Published by Joseph Amoros - dans VOYAGES
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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 17:03

 

 

 

KOPORYE 

 

 

A l'équipage du « KOPORYE »

oublié dans le port de St  Nazaire

 

 

Oublieuse Patrie, ombreuse solitude !

Mon cœur s'enlise à St Nazaire,

mon âme vole à Pétersbourg.

Je n'ai plus un sou, plus d'amour,

ni d'espoir sur cette galère...

Quand reverrai-je ma maison ?

 

Il pleut, il pleut à St Nazaire,

il pleut sans rime, ni raison...

 

Comme mes compagnons de bord :

Serguei, Andrei, Nikolaï,

Youri, Boris et Dimitri,

Mikaël, Yvan et bien d'autres,

à Lisbonne ou à Rotterdam,

je me sens perdu dans ce port,

loin de mes rives familières...

 

Se tendent et pleurent mes aussières,

qui me voudraient à Odessa,

pour y danser des nuits entières,

sur l'air des balalaïkas...

 

Triste est ce soir le réfectoire,

où l'on ne boit plus de vodka,

la passerelle dérisoire,

la barre que l'on ne prend pas...

 

Je regrette le vent

qui court sur la Baltique,

les mouettes jolies dans le plafond du ciel,

la musique engloutie de mes pages d'escales

le pourpre et le safran d'un coucher de soleil

en mer de Marmara...

 

De matins bleus en place rouge,

et de froid blanc en Moscova,

pas un souffle de vent ne bouge,

de ce quai, ma coque de noix...

 

Il pleut, il pleut à St Nazaire,

des larmes grosses comme ça !

 

Sur l'ardoise du jour : mes hublots de silence,

la photo de l'aimée que dévêt mon regard,

les papillons du rêve, le fabuleux voyage !

 

Mais demain nous allons jouer

du Tchekhov à notre manière,

pour la ville de St Nazaire,

qui nous a prise dans ses bras...

 

Venez nombreux nous applaudir,

nous saurons nous en souvenir,

quand nous larguerons nos aussières...

 

Il pleut, il pleut à St Nazaire,

et mon « Koporye » va mourir !

 

 

Joseph AMOROS

15 Août 2017

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 13:24

 

 

 

 

J'avais mon coeur comme guide

et un monde d'étoiles,

dans la nuit le silence

d'une âme fraternelle

au ruissellement de larmes

tourmentées...

 

Alors que tout un idéal

reflétait l'Infini...

 

Toutes ces idées confuses

nous échappent,

associées aux mystères du Monde...

 

Faudrait-il s'arrêter

dans l'espace à la grandeur

passive, pour y pousser des cris ?

 

Tout ce bonheur est là

comme mission promise,

si les roses sont belles

quand arrive le jour ...

 

Je reviens sur mes rêves :

ceux que me promettait la mer à l'infini,

les arrivées aux ports dans les villes

aux façades de verre :

New-York, Baltimore, San Francisco,

La tête de leurs buildings 

ivre de toucher le ciel...

 

Pour le reste, nous devons suivre,

dans la sérénité

les secrets de la vie,

de l'amour, des visites

sous l'ombrage du temps...

 

Ecarter le passé de notre attente,

notre certitude est de rester fidèle

à la lumière de notre mémoire...

 

Aux jours qui s'engloutissent

pour saisir le réel, préférer attacher

"coeur à flot" de l'instant,

les douceurs-amertumes

des filles dans les ports

où les marins sont moins pressés...

 

En ce qui nous concerne, nous guettons,

exigeants à force d'imprimer

dans le sable des plages,

un amour qui vacille, une ombre

qui nous attend...

 

Méditation de l'écriture,

mélange de réel et d'éclat

sur la soie délicate des mots

au rythme fascinant

que contemple l'Univers,

amoureux de la Mer !

 

 

                                          Joseph AMOROS

                                       14 août 2017

 

A un ami qui nous a quittés,

mon compagnon fraternel de bord :

André Carandante

marin sur le 

"S/S Caïd Kébir"

( 5 juillet 1952)

 

 

 

 

 

 

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 17:10

 

 

 

 

 

Donne-moi tes nids de silence

que l'on puise de toi

et ton éternité saisie

dans le merveilleux paysage

que tu as contemplé...

 

Réveille-toi, ouvre les yeux,

que la clarté de ton regard

illumine le jour...

 

Je t'élèverai jusqu'au ciel,

afin que tu respire, suspendu

à tes constellations...

 

Ne cherche pas la lune,

la tête dans les nuages...

Il suffirait peut-être

de nous cacher de l'ombre

où le silence dort...

 

Adieu les livres, adieu le vent,

et la première haleine du jour !

 

Que les dimanches préfabriqués

s'enfuient loin de ta mémoire...

 

Qu'est devenue ton espérance

d'écriture, et tes étoiles envolées... ?

 

Mes yeux cherchent encore

patience baîllonnée

jusqu'au matin bleu de l'aurore...

 

Seules mes images prennent la fuite

quand le vent chasse les nuages,

et le veilleur est en retard...

 

Dans la sourde opacité de la mer

je médite la foudre qui mugit

sous les terreurs de l'Atlantique...

 

L'équipage contemple, stupéfait,

les vagues géantes d'un ouragan

qui nous tenaient paralysés...

Pris dans cette atmosphère terrifiante

des vagues énormes qui déferlaient

sur le pont de notre "Liberty"

offert à la merci des vents...

 

Un ciel sans étoiles

couvraient ces montagnes de mer

à vous couper le souffle !

 

"Que les anges soient avec nous ! "

 

 

                                 Joseph AMOROS

                                  11 août 2017

 

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Published by Joseph Amoros
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 17:28

 

 

 

 

 

Le silence est d'amour,

la grâce, une certitude

dans l'agonie du jour

le meilleur du passé,

alors que l'ombre est un chaos

dans la clôture des cieux...

 

Mais je garde près de mon coeur

ce souvenir tant désiré

brûlant comme ces veillées

aux matins de caresses

savoureux de soupirs...

 

Je rôde encore dans la maison

dehors les trottoirs sont mouillés,

le jour, toute la vision du monde...

 

Et si je voulais composer

des vers plus lumineux,

je reste en contemplation

devant tous les mots fascinants...

 

Et si mon émotion est forte,

j'ai envie de chanter,

et regarder le ciel avec admiration...

La réalité captivante

du réel invisible, jusqu'aux rivages...

 

Toucher mon coeur, ma sensibilité,

l'infini du matin, du silence,

des images aimées...

 

Ma musique est mon écriture,

l'ombre et la lumière...

Te souviens-tu encore

de l'ombre des palmiers ?

 

M'enchantent les parfums

aux senteurs éclatantes

et j'ai tracé nos noms

sur le sable de la grève

qu'on a connu, et le soleil si doux...

 

J'ai cueilli de mes mains

les roses que je voulais t'offrir

qui sentaient bon le ciel de mon enfance.

 

Du plus profond de moi,

Je murmure le nom de mon pays :

L'Algérie

comme ce jour qui me console

quand cette étoile qui m'étreint

près de mon amour...

 

Comme la mer est dans mon coeur,

le vent emporte mes coquillages,

et puis un jour que j'étais seul

cette cruelle aux cent visages

a failli nous faire naufrage...

 

Dieu soit loué !

 

 

                     Joseph AMOROS

                6 août 2017

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 18:03

 

 

 

 

La lune épouse l'océan

et ses nuits d'or couvrent le ciel,

le chemin me semble irréel,

sorti des sources du chagrin...

 

Mais quand la mer muette

monte le long des plages enchantées,

là-haut dans l'orient du ciel,

des séraphins perdus

tombent en mille bouquets d'étoiles...

 

Pénétrer profondément l'inspiration

élaborée avec une admiration sensible.

 

Poursuivre le vagabondage

de ce rêve éveillé,

faire naître des images

fleuries d’impressions de rêves…

 

Je me rends invisible

sur un chemin de lumières...

 

L'aube et la nuit ouvrent mon cœur

dans l'intimité de mon âme.

 

Un vent de soupirs cherche à atteindre le port,

alors que je goûte le vent, les choses, le silence...

 

Le ciel tendre de Cherbourg,

blotti dans un coin de mon cœur,

se joue des rires de la mer

jusqu'au bout du monde

et de tout l'univers.

 

 

Joseph AMOROS

30 juillet 2017

 

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 17:23

 

 

 

 

 

MERS-EL-KEBIR

(3 et 6 JUILLET 1940 )

 

 

Le sort de la flotte française était le centre d'intérêt de la flotte britannique

qui désirait que toute la flotte française rallie l'Angleterre

pour ne pas être prisonnière de la rade de Mers-el-Kébir.

 

Victor Alexander, donne sa parole d'honneur,

que la flotte française ne tombera pas.

 

Même assurance pour l'Amiral Gensoul,

Commandant du Raid, qui reçoit un commandant

de « l'Arc Royal » portant que cinq alternatives :

 

  • Rejoindre un port anglais,
  • Gagner les Etats-Unis,
  • Mettre le cap sur les Antilles
  • Se saborder

 

A 16 H 59, la flotte britannique ouvre le feu

sur les navires,

les obus sont nombreux et visibles du Port d'Oran...

Ce fut un véritable guêpier !

 

Des cinq cuirassés, Le « Dunkerque » échoue sur le quai de pêche du village

Le « Provence », s'échoue face à Sainte Clotilde,

Le « Strasbourg » largue les amarres et sort du port pendant la bataille,

en tentant de rallier Toulon.

Le contre torpilleur « Mogador », l'arrière en feu,

est arrosé de lances à incendie,

Quant à « La Bretagne », sa coque se retourne,

et les marins restent prisonniers de leur navire.

 

Plus de 1 300 marins de la Force du Raid sont portés disparus...

 

 

J'avais alors 12 ans, lorsque j'ai assisté avec toute ma famille,

à cette bataille navale...

 

 

Joseph AMOROS

30 Juillet 2017

 

 

 

 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 14:01

 

 

 

 

 

 

 

Dans une barque de rêve,

je pars à l'aventure,

l'âme sensible et pure,

le coeur battant au vent

d'un ciel qui se déchaîne...

 

Tandis que ma muse feu follet,

émerveillée, conquise

dans mes bras se blottit,

alors qu'elle chante faux

comme le bruit des vagues

le jour d'un ouragan...

 

Mais je joins à son ombre

son altesse craintive,

Dame quittant sa chambre

qui n'a duré qu'une nuit...

 

Mon esprit vagabond

a couru comme lièvre,

coupé mot son assaut

et s'il pleuvait des pierres,

que ses plaintes explosent

et qu'on cherche notre plaisir...

 

Je t'écris, et l'horloge m'attend,

mais je cherche dans l'ombre

quand je ferme les yeux,mais

ne connais encore pas

de poésie qui reflète fidèlement

l'univers merveilleux

d'une parfaite élégance

en symphonie du temps,

aux mots levant les voiles

des promesses d'un ciel qui s'efface...

 

Mais dans l'exaltante envie

de suivre ces oiseaux

qui survolent nos sillages...

 

Un monde neuf est né,

un vol de Bassans

me suit encore...

 

La brise miaule dans le vent

et les petits chats que je cachais

sur notre bateau en secret,

je les ai débarqués

à Brest, au retour de Hambourg...

 

                               

                                 Joseph AMOROS

 

"s/s Cap Hadid"

-Rouen 17/8/49

-Dunkerque 19/2/50

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 12:35

 

 

 

 

 

Une vive lumière 

s'allume à l'horizon,

aveuglante, implacable,

d'une incroyable splendeur...

 

Un monde qui s'écroule

d' une éphémère et émouvante

beauté...

 

L'inspiration lucide

joue sur les rythmes de chaleur et de passions,

exigeantes d'une inépuisable

offrande, le pouvoir de susciter

des cadences, des coloris

pour revenir aux mots de poésie

d'une fascinante esquisse...

 

J'essaie posément d'écrire

un poème réel qui touche

votre coeur...

 

Ivre de mers et de vents

Je cherche à l'ombre d'une brise

d'inventer mille galères

dans les ports à visiter...

 

Le ciel qui me paraît lavande

s'empourpre d'un soleil d'été

alors qu'un arc-en-ciel s'évade

aux confins d'une attente,

dans une ombre étrangère

qui ne me connaît plus

à l'exil de ses vagues...

 

Laisse vagabonder ta mémoire

sur cette plage de galets,

en écoutant une symphonie

dans une infinité d'aubes claires...

 

J'aime la tendresse de la Mer,

le silence et la lumière,

la clarté d'un orage

et d'un vent qui lutine...

 

Laisse tes mains ouvertes,

les étoiles s'allument !

 

 

                    Joseph AMOROS

                 24 juillet 2017

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 15:28

 

 

 

 

 

 

Qu'on frappe du tambour

pour réveiller les Anges...

 

D'une plume frémissante,

je cherche mon chemin,

soulevant la poussière

avant la sombre nuit,

et les yeux fascinés,

je m'accroche aux étoiles...

 

Je suis ivre d'échos,

de chants et de lumières,

d'orages et de vents...

 

Laisse-moi, mon amour,

retrouver ton visage,

ton regard, tes yeux verts,

nos rêves infinis...

Gardons notre tendresse,

dans la fougue du vent...

 

Et je t'aime si fort,

que je porte des ailes,

quand le temps m'est donné,

de marcher sur la lune,

sans souliers, les pieds nus...

 

Je ne cherche pas à comprendre

cette séparation,

Je pousse des soupirs,

sur les routes du ciel,

et je frappe du tambour,

pour réveiller les Anges...

 

 

 

D'embarrassantes ténèbres

fuient encore mon regard,

alors j'écoute

l'eau chanter dans le calme des sables,

au fond d'un gouffre clair...

le ciel d'éclats de rire

que je ne peux atteindre, même avec un harpon...

 

Que devient notre amour,

notre vie, notre bonheur,

Suis-je dans un chemin,

une route éphémère ?

 

Qu'un astre d'or soit avec nous,

pour réveiller les Anges !

 

 

                                     

                                         Joseph AMOROS

                                     22 juillet2017

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14 novembre 2011

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