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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 15:28

 

 

 

 

 

 

Qu'on frappe du tambour

pour réveiller le Anges...

 

D'une plume frémissante,

je cherche mon chemin,

soulevant la poussière

avant la sombre nuit,

et les yeux fascinés,

je m'accroche aux étoiles...

 

Je suis ivre d'échos,

de chants et de lumières,

d'orages et de vents...

 

Laisse-moi, mon amour,

retrouver ton visage,

ton regard, tes yeux verts,

nos rêves infinis...

Gardons notre tendresse,

dans la fougue du vent...

 

Et je t'aime si fort,

que je porte des ailes,

quand le temps m'est donné,

de marcher sur la lune,

sans souliers, les pieds nus...

 

Je ne cherche pas à comprendre

cette séparation,

Je pousse des soupirs,

sur les routes du ciel,

et je frappe du tambour,

pour réveiller les Anges...

 

 

 

D'embarrassantes ténèbres

fuient encore mon regard,

alors j'écoute

l'eau chanter dans le calme des sables,

au fond d'un gouffre clair...

le ciel d'éclats de rire

que je ne peux atteindre, même avec un harpon...

 

Que devient notre amour,

notre vie, notre bonheur,

Suis-je dans un chemin,

une route éphémère ?

 

Qu'un astre d'or soit avec nous,

pour réveiller les Anges !

 

 

                                     

                                         Joseph AMOROS

                                     22 juillet2017

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 05:21

 

 

 

 

Je ne le ferai jamais,

même si l'horizon s'effondrait

devant moi,

de revenir sur mon navire !

 

Alors que mon coeur bat encor,

la mer est désormais opaque,

mais je ne vêtirai ni cape,

ni manteau

sous ce ciel lourd qui me domine

et cet horizon si lointain,

devant ce cargo de misère

qui reste encore ma demeure,

pour m'attacher au temps qu'il fait...

 

Comme cette nuit dans l'ouragan

de 1948 et ce sinistre souvenir...

 

Le soleil ressuscite l'aurore

et dans mon coeur qui se débat

je ressens une angoisse hostile...

 

Rêve ou réalité?

 

Je n'ai de temps que dans l'instant

qui m'habite et me ramène

dans le passé...

 

Pourtant mon coeur est incertain,

et absent lorsque l'on m'attend...

Et le sensible me tourmente...

 

J'aime  entendre le bruit des vagues,

jeter mes baisers dans le vent,

et s'il en est qui reviennent,

tombés sur le gaillard d'avant,

ou d'autres sur la vigie de hune

où se trouve un oiseau blessé,

je cours prestement les chercher...

 

Qu'est devenu mon ancien navire*

dont l'âme s'est perdue

dans le port de San Francisco? ...

 

 

              Joseph AMOROS

               21 juillet 2017

 

*Le "Saint Valéry"

et son nouvel équipage

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 17:28

 

 

 

 

 

 

Dans la splendeur de notre amour

la nuit est lumineuse, sans lune...

La cloche d'une église dans le ciel

teinte dans ton coeur

de toute sa grandeur d'aimer...

 

Dans l'eau pure que j'ai bue,

coulent toutes les fontaines du monde,

quand la nuit trouve le silence

comme pour remonter le temps

et que se taisent dans ma mémoire

les volets clos de mon réveil...

 

Le cosmos aspire les étoiles

et la force des images

 miroite dans l'univers clos et lisible

d'une réalité rassurante...

 

Prends garde à la douceur des choses,

passionné de ta poésie

à la significative portée

et la magie communicative...

 

Et si on en faisait un chant,

qu'il apporte aux poètes

lumière et beauté,

en une riche fusion de paroles et d'images...

 

Vivre ce rêve éternel et humain

de rythmes qui chantent dans ma mémoire...

 

                         Joseph AMOROS

                       19 juillet 2017

 

 

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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 16:18

 

 

 

 

 

La lumière et l'extase

embrassent mon regard,

dans l'espoir céleste d'un voyage

qui nous emporte à l'infini...

 

Seul un azur plein de douceur

s'accroche au rivage

sur le sable mouillé…

 

Rive coulée d'or fin

que l'océan déchaîne,

goélands, roitelets

qui planent sur la mer

flottant sans port

et sans ancrage...

 

Le ciel s'est obscurci ;

une envie de caresses

quand le besoin d'aimer

cherche le firmament

qu'une lueur inonde

et qu'on oublie ce monde

d'une grandiose beauté...

 

La pluie qui tombe sur le pont

à son rythme obsédant en

lames de vagues bondissantes,

chassées par des rafales houleuses...

 

La mer se creuse, brutale,

et nous battions avec courage,

sans être inquiets de ce bateau

et notre « Commandant Dorise »

à notre grande satisfaction

reprend sa route pour Capetown,

avec une escale à Dakar...

 

Le reste du voyage était long :

après Capetown, Port Elisabeth,

East London, Durban et Beira,

en Mozambique Portugaise...

 

Les splendeurs, les prestiges

d'une nuit magique,

le lyrisme des images

vous enivre, ainsi que la secrète continuité

des nuits inachevées,

sous un ciel assiégé d'étoiles

qui scintillent au-dessus

de la mer jusqu’au

jardin de mon père

où j’effeuillais les roses…

 

 

 

                                                 Joseph AMOROS

                                                   15 juillet 2017

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 16:31

 

 

 

 

Le port de ma dernière escale

avait un chemin de pavés,

des silences d'attente

dans l'agonie du jour

et des trottoirs mouillés ...

 

Je n'entends de musique

que celle de la pluie...

 

Nous accostions au Havre,

retour de Baltimore et New-York

sur notre "Saint Valéry"

après avoir supporté cet  ouragan

Force 12, venu du Golfe du Mexique

et de la Mer des Sargasses...

 

Notre navire avait perdu,

sur le pont dévasté,

une partie des canots de sauvetage

et souffrait d'une importante gîte

de la coque sur le tribord ...

 

Deux gendarmes se tenaient

sur le quai

pour me demander de rallier

Oran en Algérie

puis Alger Matifou,

le centre où nous devions

faire nos classes...

 

 

Sur les chemins de la Vie

traités avec vénération

et possibles dans la fiction

d'une magie communicante

éclosent des charmes inattendus

de la réalité des mots

à la sensibilité passionnée ...

 

Je suis des fleurs dans les nuages

mais aussi des soleils ardents

Où ton amour était présent

à ce concert de violons ...

 

Le jardin de mon père ne me quitte jamais,

et quand le ciel chasse la pluie

je pense aux cerises cueillies,

aux roses en allées et au rire des fleurs...

 

 

 

Fidélité à l'essentiel,

cet ensemble me touche

par ses douces images de l'amour

et le bonheur du soleil dans votre coeur...

 

Dans le port où pleure mon navire

la vie est simple et humble : 

le pain, la tendresse, la Patrie...

 

Juste la Vie, rien que la Vie !

 

                                 Joseph AMOROS

                                       13 juillet 2017

 

 

 

 

 

 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 09:28

 

 

 

 

 

 

 

UN BAISER DE LUMIERE

 

 

Je n'entends que les pas

sous un soleil de plomb,

le plaisir des salives

dans le cœur d'une vague,

où des images fuient

lorsque frôle de vent...

 

Ecouter une chanson

dans le miroir des eaux,

la garder dans ton cœur

aux intimes secrets,

comme un fruit de tendresse,

en embrassant le ciel

avant de m'en aller...

 

Mon coeur pleurait toujours

sur un lit de sommeil aux vagues écumantes,

et cette plage où je faisais escale

en te tenant la main...

 

Pour bercer dans ton rêve,

quand le ciel sera rouge,

des cortèges d'étoiles

aux caresses d'amour

viendront fendre nos cœurs.

 

J'ai posé un baiser,

un baiser de lumière,

sur mon pays d'exil,

le jardin de mon père...

Et je ne me soustrais pas

aux regrets de l'oubli...

 

Mes rêves d'aventures,

aux soucis quotidiens

d'une mer soulevée de contradictions,

plongent notre étrave

dans le bénitier des eaux

et  des mâts qui se brisent...

 

 

Une pensée de miel caresse le vent,

la lune, les étoiles, les hublots du silence,

dénudés par l'orage,

joie d'ébène dans la lumière de ton fanal,

tandis que les nuages se dirigent hors de nous,

 dans la brume et sur les chemins de ta vie...

 

 

 

Joseph AMOROS

9 juillet 2017

 

 

 

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 15:21

 

 

 

Toutes les symphonies de mon âme

viendront se blottir dans ton cœur ,

lorsque dans l'infini du temps

pour un bonheur d'amour

il n'est jamais trop tard...

Et demeure fidèle à tes souvenirs...


 

Dans l'attente du temps,

me voici dans l'impasse,

où pour ma joie d'écrire

le rythme me fascine,

et l'émotion aussi...


 

L'intimité de ma vie

de l'infime à l'immense,

ces vers lumineux,

comment les éviter,

le réel invisible, les accords,

les discours,

le vide et son espace,

sa vision, sa vérité, son âme

qui touche les coeurs

dans l'éphémère de l'existence …


 

La douceur de la pluie

approche la ruche du souvenir

et les tourments de mes esprits...

 

Ma musique, je l'ai attendue,

elle est voisine de mon âme,

et si le cœur a trop battu

ce n'est pas d'avoir trop hurlé...


 

Ton front blotti contre le mien

et regardant tes beaux yeux verts

dans une éclatante lumière …


 

Je m'enivrais de mots d'amour

à l'ombre d'une mélancolie

et si mon cœur bat le tambour,

que tout mon passé te rassure

tous mes plaisirs sont avec toi...


 

Jusques aux confins de mes rêves

chaque soupir a son extase,

l'amour sa double vérité

et le jour la couleur du temps...


 

Le goût du ciel a ses caresses

du vent le rire de la Mer et si je vis dans le sommeil,

c'est pour revoir toute mon enfance...


 

Mon cœur hier était désert,

mon âme une vague légère,

quand à la barre sous mes mains

je cherchais le cap en passerelle

et mon amour au fond du cœur...

Il m'est doux de rêver de mondes en délire

lorsque des ans-lumières, les douceurs

de la mer ont une éternité .


 

Dieu seul connaît le ciel

les astres, les planètes

et le soleil se lève flamboyant,

radieux de ses espaces infinis...


 

Joseph AMOROS

4 juillet 2017

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 17:00

 

 

AU SOIR DE L'ATLANTIQUE

(poème en fin de page)

 

J'écoute les vagues de la mer

alors que je n'ai pas d'idées

et trouve refuge dans un thème,

une poésie simple et émouvante

d'une imagination fertile

qui me clouerait au pilori...

Une poésie traverse mon esprit ;

une histoire d'amour ? Peut-être...

Mais un amour divin est un amour humain ? Non !

L'intention d'un autre sentiment

L'altération d'une vie citadine ?

Encore moins !

Le burlesque dans une bataille de voisins ?

Sans émotion !

Une idée de plus et je largue les amarres !

 

Je plonge dans l'immensité…

Qu'on me donne une permission,

et je m'envole pour Rio !

Soyons fous et revenons sur cet impossible envie !

« Miroir, joli miroir… »

 

Vais-je jusqu'à la cime

écrire de beaux poèmes

ou je m'enfonce dans une grotte !

Des trompettes joueront

quand je les écrirai,

et le soleil se lèvera

comme un grand fanal de lumière...

 

Qu'est devenue mon enfance ?

Les pétards dans les boîtes aux lettres,

crier sur un passant à l'ombre de la nuit !

 

Mais je vais arrêter d'écrire

dans le désert de mes idées

qui font la ronde en tour de guet

à me donner des cheveux blancs.

 

Mais le poème j'ai trouvé

Dans mes archives bien caché

Qui me rappelle la grande Histoire

Celle des marins oubliés :

 

 

 

 

 

AU SOIR DE L'ATLANTIQUE

 

« Sillage » - Prix poétique français 1979

 

 

 

 

 

Ils n'étaient plus que trois chiens perdus sans collier,

Miettes d'un convoi de défuntes galères

Divagant en Sargasses leurs gîtantes misères

Sous un ciel sans pardon aux prunelles d'acier...

 

Mille lueurs d'enfer achevaient un brasier

D'où montaient des appels, des plaintes, des prières...

MONTY les entendait de ses dunes guerrières,

IKE, PATTON et CLARK de leur latin bourbier...

 

Partis de TRINIDAD, ces hommes d'équipage

N'avaient dans le regard qu'un obsédant mirage

Aux confins de la peur : le familier rocher !

 

Que n'ont jamais atteint leurs grises passerelles

D'où s'épuisent encore à le vouloir chercher

Leurs yeux déjà remplis de brumes éternelles.

 

 

                                               Joseph AMOROS

                                              1er juillet 2017

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 10:17

 

 

 

 

 

 

J'aurais aimé avoir des ailes

des ailes de lumières,

comme Toi

et sur le grand mât de misaine

déployer tous mes drapeaux

et bercé par le vent,

voler dans la solitude, 

dans la nuit

jusqu'aux confins du ciel

des étoiles, des planètes

et de l'infinité de l'espace

avec toutes ses clameurs...

 

Le Monde est trop vaste

dans ta fidèle mémoire,

il ne faut jamais l'oublier...

Un matin lumineux viendra 

pour consoler mon amertume...

 

Reviens sur Terre !

Je t'accueillerai avec joie

toutes cloches au vent !

Laisse tes ailes de côté,

Je t'en supplie, reviens !

Cette Terre est à toi

dans les racines les plus profondes

de ta vie, haute et digne...

 

Ce voyage interstellaire

ce n'est pas moi qui l'ai vécu

mais mon double : Toi !

 

Joie profonde de la vérité,

Voix des anges de lumière...

 

Oublie l'ombre de ta mémoire,

retrouve ta Terre d'amour...


Durant quelques secondes

ma vie s'est arrêtée

dans une lumière blanche et vive,

et dans un miroir je t'ai vu

habillé comme un cosmonaute,

et quand j'ai entendu ta voix,

j'ai cru que le monde entier s'écroulait !

alors j'ai su que c'était toi

et que tu te trouvais sur Mars !

 

Nous n'étions alors lui et moi

qu'une solitude habitée

qu'il nous fallait réinventer !

 

Je suis né le 15 janvier, comme toi

mais sans tes ailes sur la Terre...

 

Rien n'a changé,

le jour se lève

mais je n'avais fait que rêver !

 

Joseph AMOROS

29 juin 2017

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 18:05

 

 

 

 

 

Ivre de Mers et de Vents

 

Une lumière vive s'allume à l'horizon,

aveuglante, implacable,

d'une impossible couleur,

d'un monde qui s'écroule

dans l'éphémère et émouvante beauté...

 

 

L'inspiration, le souci de lucidité

nous permet, avec les voies de l'émotion,

un rythme de chaleur, de passions

exigentes d'une inépuisable offrande,

et le pouvoir de susciter des cadences et des coloris

pour revenir aux mots de musique

et de poésie,

d'une étonnante présentation...

 

 

J'essaie posément d'écrire

un poème réel qui touche votre cœur...

 

 

Ivre de mers et de vents

je cherche à l'ombre d'une brise

de m'inventer mille galères

et tous les Ports à visiter...

 

Le ciel d'une lueur lavande

s'empourpre d'un soleil d'été,

alors qu'un arc-en-ciel s'évade

aux confins d'une attente...

 

 

Dans une ombre étrangère

qui ne me connaît plus

dans l'exil de ses vagues,

laisse vagabonder ta mémoire

sur cette plage de galets

en écoutant une symphonie

dans d'infinies couleurs d'aubes...

 

 

J'aime la tendresse de la Mer

dans le silence et la lumière,

la clarté d'un orage

et d'un vent qui lutine...

 

Laisse tes mains ouvertes,

les étoiles s'allument...

 

 

Joseph AMOROS

le 27 juin 2017

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  • : Un voyage poétique à travers le monde des souvenirs du marin poète Joseph AMOROS. Poèmes, récits, nouvelles et contes pour vous faire rêver et vous divertir !
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Date de création

14 novembre 2011

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